Revue de presse : la crainte d’une guerre civile au Proche-Orient

A la Une de la presse ce matin, cette explosion de violence au Proche-Orient.

Escalade de violence

La situation là-bas s’est encore dégradée ces dernières heures. Au point même de faire craindre le déclenchement d’une guerre civile.

En un mot, le même pour plusieurs journaux, c’est l’escalade.

Escalade, dit la Libre, parce que malgré les appels de la communauté internationale, des roquettes ont encore été tirées vers Israël depuis la Bande de Gaza et que les frappes de l’armée israélienne se poursuivent.

Escalade, dit aussi le Soir, le quotidien qui souligne combien ce nouveau cycle de convulsion violente a un air de déjà-vu. Le fond du problème n’a jamais varié, écrit le Soir en édito.

Qui aurait pu croire que la question palestinienne avait disparu, se demande le quotidien ?

Le président Trump a bien consacré Jérusalem comme capitale du pays, il a poussé une demi-douzaine d’Etats arabes à reconnaître Israël, mais les Palestiniens, eux n’ont en réalité jamais capitulé.

La peur d’une guerre

Alors ? Alors il y aura un cessez-le-feu, tôt ou tard. Après trop de morts, trop de destructions, trop de souffrances et puis, le conflit reprendra. Dans une nouvelle effusion de sang. C’est absurde et c’est inacceptable.

Le Monde, Etats Unis, Europe, doit peser de tout son poids.

Pas pour réclamer un retour au calme. Non, mais pour apporter un minimum de justice.

Libération, lui, est pris d’un grand vertige et le quotidien français insiste, il y a un haut risque que le conflit ne dégénère totalement. En somme, "la peur que ça parte en guerre civile", très concrètement, aussi.

La crainte qu’évoque Libération, c’est que ce conflit essaime partout sur la planète.

Déjà constate libé en édito, déjà des images d’un autre âge sont parvenues.

L’Allemagne Gelsenkirchen où une foule rassemblée devant une synagogue hurlait "juif de merde". Ce week-end qui s’ouvre est à très haut risque, poursuit le quotidien. Entre la fin du ramadan, le jour de la prière (aujourd’hui) et la commémoration, demain, samedi de la Nakba, la catastrophe en arabe qui marge l’exode des Palestiniens lors de la création de l’Etat d’Israël en 48.

Attention, conclut le Figaro, ce matin, le danger ici, serait que l’Europe et les Etats Unis se contentent du service minimum. Le retour à une diplomatie active sur ce conflit est une urgence.

Nouveau calendrier scolaire pour la prochaine rentrée

Chez nous, une problématique très concrète fait aussi la Une. Les autorités ont avalisé le changement de rythme des vacances scolaires.

Les vacances d’été, ce sera à partir du 8 juillet, écrit l’Avenir en Une, 8 juillet 2023, ça n’est pas encore pour cette fois-ci. Mais les "grandes vacances" seront donc rabotées de deux semaines au profit des vacances de Toussaint et du carnaval, vacances qui là vont doubler.

En soit, écrit l’Avenir, c’est une excellente nouvelle. Pour le monde de l’enseignement d’abord, même les syndicats n’y étaient pas opposés.

Pour les enfants aussi, c’est une bonne chose, les pédopsys plaident dans ce sens-là depuis 30 ans, note l’Avenir.

C’est plutôt du côté des activités extrascolaire qu’on entend des voix discordantes. Avec une semaine en moins en juillet, ce sera plus difficile (pour les scouts) d’organiser les grands camps d’été.

Les parents, aussi, sont punis, estime La Libre. Ceux dont les enfants ne sont pas tous dans l’enseignement francophone. Ils se retrouveront avec 10 semaines où les congés scolaires ne sont pas alignés entre francophone et flamands. Dur dur d’accorder les agendas.

 

Réécouter la revue de presse de Nicolas Vandenschrick

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