Revue de presse : la Belgique leader mondial dans la production du vaccin, mais à la traine dans la vaccination

Une presse ce matin qui fait couac, couac pour l’ouverture du méga centre de vaccination du Heysel.

Faux départ de plus dans la gestion de la pandémie

 

Un gros couac, un faux départ de plus dans toute cette gestion de la pandémie, une nouvelle tâche, écrit la Libre.

Le problème informatique qui a perturbé le lancement de la vaccination, hier au Heysel est désormais réglé, rassure le quotidien.

Il n’aura pas de conséquence, ni sanitaire, ni sur la cadence de vaccination.

N’empêche, ce bug à l’allumage reste fâcheux. Les candidats à vacciner n’avaient tout simplement pas été convoqués, suite à un problème informatique. La Libre écrit :

Loin de nous l’idée, même fugace d’affirmer que rien ne va ou que notre stratégie est nulle.

Mais la certitude de penser que nous gagnerons ce combat, n’empêche pas d’épingler quelques ratés. Comme si, à chaque étape, la Belgique sautait à pied joint dans les pièges que le virus nous tend.

Saga des masques, abandon des aînés en maison de repos.

Tests si complexes à mettre en œuvre.

Tracing, tellement brouillon.

Et désormais vaccination d’une lenteur horripilante.

La Belgique pourtant première productrice de vaccins

 

A travers le monde, l’Europe produit 3 vaccins sur 4.

Dans ce secteur, la Belgique est pratiquement le leader mondial. Et pourtant, c’est loin d’ici, Israël qui fait la course en tête. 

Le Royaume-Uni, même plus européen qui a déjà vacciné 1 quart de sa population.

Nous, les Européens ? 4 minuscules %

Pour la Belgique, l’explication pourrait faire rire, dit le Soir si sa répétition n’était pas si tragique. Une fois de plus, c’est la faute à la lasagne belge.

Le régional inaugure un centre tip-top, mais l’interfédéral est incapable d’inviter les citoyens à s’y rendre.

Ce jeudi, tout est rentré dans l’ordre, conclut le Soir c’est déjà cela, mais l’épisode ne fait qu’ajouter à la très très grande lassitude des Belges. Mieux vaut chasser cela de nos têtes.

Engouement général pour la mission mars 2020

 

La Une de la Libre nous parle de la mission sur Mars 2020, mission destinée à choisir les échantillons à ramener sur terre.

Si la terre tourne, cette info-là, sur Mars, elle tourne aussi dans la presse. Pas un jour depuis le début de la semaine sans que l’un ou l’autre quotidien n’évoque un voyage martien, l’existence ou non des extraterrestres ou comme ici, ce robot " Persévérance " qui doit atterrir sur la planète rouge ce soir.

Il y aura 7 minutes d’angoisses prévient la Libre, entre l’entrée dans l’atmosphère martienne et l’atterrissage final.

Mais une fois les roues bien posées sur la planète, le Rover pourra commencer son travail : prélever des échantillons et récolter des infos.

C’est particulier tout de même, l’engouement que provoque ce robot dans la presse, plus encore que d’habitude.

En règle générale, les missions spatiales ça fonctionne toujours très bien dans la presse, mais là, face à une planète de lecteur très confiné, forcement, les espaces lointains, ça donne envie. Le Soir, en Une, note, d’ailleurs que notre besoin de bouger n’a sans doute jamais été aussi grand.

Pour les mois qui viennent, le secteur s’attend à un boom des réservations dès que ce sera autorisé.

Pas de pass vaccinal, pas de voyage ?

 

En discussion, alors, le fameux " pass vaccinal ".

L’intérêt d’un document commun aux 27 ne fait pas vraiment l’objet d’un débat, mais la forme alors et ce qu’il doit autoriser, et cela suscite de sérieuses divergences. Les pays du Sud, dont l’économie s’appuie sur l’industrie touristique, ceux-là le réclament à grand cri. D’autres sont plus mesurés.

Certains ne jurent que par leur version du passeport (le Danemark, la Suède).

Et l’Europe enfin via le centre européen de prévention et de contrôle des maladies,

l’Europe juge qu’elle a d’autre chat à fouetter.

On n’y est donc pas encore. D’ailleurs, l’interdiction de voyager n’a pas encore été levée. A ce sujet, le Soir s’interroge sur la prochaine tendance en matière de voyage : ne risque-t-on pas d’assister à un " revenge travel "?

Une explosion des voyages avec dans la tête du touriste, l’idée :"ça fait si longtemps, maintenant j’y ai droit et j’y vais largement".

Peut-être, mais ça fait longtemps maintenant que la pandémie nous a appris à regarder les tendances à venir avec beaucoup de précaution.

 

La revue de presse de Matin Première

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