Revue de presse : la Belgique frappée par un déluge

La presse est entièrement consacrée aux inondations qui frappent le sud et l’est du pays.

 

De l'eau jusqu'aux genoux et au-delà

Un véritable déluge, titre le Soir et l’image qui l’illustre parle pour elle-même.

Un homme, imperméable aux épaules, de l’eau jusqu’aux chevilles, un homme se dresse face à une masse d’eau qui se déverse dans une rue.

Des intempéries exceptionnelles ont mis une large partie de la Wallonie littéralement sous eau.

Ce sont principalement les habitants des provinces de Liège, Namur et du Luxembourg qui ont subi d’énormes dégâts.

La Belgique prend l’eau, écrit la Dernière Heure, en titre. Des victimes sont à craindre, ajoute le quotidien, qui ajoute des dégâts colossaux.

A Aywaille, dans la ville de Theux ou encore à Eupen où la Vesdre est sortie de son lit.

De l’eau jusqu’aux genoux, parfois au-delà et ce n’est pas fini, prévient l’Avenir.

Les pluies annoncées pour ce jeudi font encore craindre de nouvelles crues. L’eau va continuer à monter, prévient la presse.

Le Soir notamment qui s’en est allé prendre ses explications auprès de Denis Collard. "Pas d’amélioration avant la nuit de jeudi à vendredi" prévient-il. En guise de bilan provisoire, la Libre compte déjà des milliers de sinistrés.

Des centaines de camps scouts évacués ou reportés à cause des inondations. Comme dans la chanson, les scouts sont sous la drache (EF, G, H).

La Gazet Van Antwerpen en fait d’ailleurs un titre qui rime : "kamp wordt ramp, le camp vire à la cata"

Cette catastrophe, pas juste une question d’été pourri

Et si on dézoome légèrement, la Belgique n’est pas la seule à être touché par ces énormes pluies. De fait, le Nord-est de la France, 10 départements en vigilance orange. L’Ouest de l’Allemagne aussi.

La Suisse, aussi, subit ce temps, le lac des quatre cantons affiche déjà un mètre de plus qu’à la normale, c’est ce qu’annonce ce matin, le quotidien le Temps.

Mais l’explication, c’est ce matin la presse néerlandophone qui tente de la fournir.

Ce temps toujours plus extrême, comme le titre le Morgen, ces conditions météo de plus en plus folles, ce n’est pas juste la faute à la malchance. Ce n’est pas qu’une question d’été pourri.

Pour un des climatologues interviewé par le Morgen, c’est un signe du réchauffement climatique. Un de ces signes que nous risquons de subir de plus en plus souvent.

Wim Thiery de la VUB explique :

Pour chaque degré de réchauffement supplémentaire, l’atmosphère augmente sa capacité à absorber de l’eau.

 

Et donc, à un moment ou l’autre, il lui faut restituer ce supplément d’eau, dans le même sens.

Des événements liés au réchauffement climatique

Le Standaard l’écrit en Une : des orages extrêmes comme ceux que nous subissons en ce moment s’inscrivent dans le modèle d’une terre qui se réchauffe.

"Nous devons être conscients que les phénomènes tels que ces précipitations ou la chaleur caniculaire qui ravage une partie des Etats Unis et du Canada sont le résultat du réchauffement du climat" explique une professeur de géographie de la KU-Leuven.

"Seule une réduction drastique des émissions de gaz à effets de serre peut permettre que la situation ne s’aggrave pas davantage" ajoute Nicole Van Lipzig.

Et elle conclut : "il y a 100 ans, un front de pluie similaire n’aurait probablement pas donné autant de précipitation."

Quand la météo nous rappelle l’urgence d’agir

Dans l’immédiat, que faire ? Attendre, se mettre à l’abri.

L’été devrait commencer à pointer le bout de son nez vendredi, promet l’Avenir.

Fort opportunément, l’Echo signe son édito au sujet du plan "vert" dévoilé hier par la Commission européenne.

Si l’été est en retard, le climat lui n’attendra pas, prévient l’Echo.

Depuis 1980, des climatologues alertent sur les dérèglements provoqués par les émissions de CO2. Plus aucun scientifique ne conteste la réalité de ces changements.

Du nord du Canada au centre de l’Europe, les saisons déréglées viennent de nous le rappeler.

 

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