Revue de presse : la Belgique en tête de la vaccination en Europe, une réussite inattendue

La presse, aujourd’hui, se fend d’éloges, la Belgique est en tête de la vaccination et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on ne l’avait pas vu venir.

Quand la coopération fonctionne en Belgique

Dans la presse, on se lance des fleurs. Pour l’édito du Morgen, la Belgique cartonne. La vaccination est si bien avancée chez nous qu’on se trouve dans le peloton de tête européen.

En Flandre, les responsables politiques avaient promis qu’au 11 juillet, chaque flamand se serait vu proposer au moins une première dose du vaccin. Un objectif qui sera manqué de justesse. "Mais il faudrait être fou pour blâmer le ministre ou le gouvernement. Parce que la Flandre présente en la matière un résultat impressionnant dont nous pouvons être fiers."

De Morgen nous fait aussi un aveu : "Pour être honnête, nous ne l’avions pas vu venir : quand la Belgique et la Flandre ont entamé la campagne de vaccination à un rythme désespérément lent, comme d’ailleurs les autres pays européens. Mais ce sont donc les ministres et pas les journalistes sceptiques qui avaient raison !"

Cette fois, la coopération et la répartition des rôles entres les niveaux de pouvoirs a fonctionné. Il faut aussi souligner l’organisation locale sans faille, avec des milliers de bénévoles, la gestion de la Communauté flamande et l’approvisionnement fédéral en vaccins. Pour une fois, on a vu ce que pouvait être un fédéralisme de coopération.

Mais cette campagne de vaccination, elle est aussi mondiale. Et c’est le genre de course, où l’on voudrait voir tout le monde franchir la ligne d’arrivée le plus rapidement possible. A la Flandre, à la Belgique, à l’Europe de mener maintenant la course à la distribution de vaccins dans le monde entier le plus équitablement possible.

L’Europe a surestimé sa situation face au covid

Et pendant qu’on vaccine, les destinations de vacances elles changent de couleurs, "comme des dominos".

C’est l’expression utilisée par Het Nieuwsblad.

Des régions passent de vert à orange puis rouge. "La situation en Europe a été surestimée", dit le quotidien flamand. On a voulu voir les choses sous un jour trop rose. Un nuage pèse sur le comité de concertation qui doit se tenir à la fin de la semaine prochaine. Un nuage qui menace de s’épaissir chaque jour.

Ceux qui voient leur voyage tomber à l’eau, réagissent avec beaucoup de colère. C’est compréhensible. "Ils ont été attirés vers le magasin de bonbons. Dès qu’ils étaient autorisés à mettre la main dans les bocaux, on leur a tapé sur la main. Bas les pattes !"

Faire des promesses, c’est dangereux, conclut le quotidien. Si on coupe les ailes de la liberté, la colère et la déception seront grandes.

 

 

La restitution des œuvres issues de la colonisation : essentielle et nécessaire

On parle aussi restitution d’œuvres d’art dans la presse. La Libre et L’Avenir en font leur édito.

Et tous les deux semblent d’accord sur ce point : " pour tous les biens dont l’appropriation fut illégale, le transfert de propriété semble acquis."

 

Reste la question du rapatriement. "Certains", dit L’Avenir, "dénoncent un repli identitaire, ou y voient la rançon à payer pour le crime colonisateur. D’autres craignent que les richesses rendues soit dégradées, voire disparaissent, faute d’être judicieusement conservées. Accordons la confiance, et offrons en retour notre savoir. De plus en plus de pays africains se dotent de musées des plus modernes, et il serait insensé qu’ils doivent se contenter d’y exposer de pâles copies de leur héritage national. Il tient de l’honneur de la Belgique d’aider le Congo à constituer des collections cohérentes et de l’accompagner dans la formation d’un personnel qualifié."

 

La Libre rappelle les erreurs du passé : parce que ce débat n’est pas nouveau, il ressurgit régulièrement.

En 1973, l’ONU a publié une résolution intitulée "restitution d’œuvres d’art à des pays victimes d’appropriation". Un texte qui n’a pas été suivi de beaucoup d’effet. "Quelques objets ont été restitués avec beaucoup de mauvaise volonté (moins de 200 pièces à l’époque) avant que tout soit interrompu après que plusieurs des pièces restituées sont réapparues sur le marché parallèle de la vente. Il faut évidemment éviter, dans les deux camps, de répéter les erreurs du passé" dit La Libre, qui conclut que la restitution de ces objets est une nécessité.

Réécoutez la revue de presse d’Aline Goncalves !

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