Revue de presse : la Belgique économique a quasiment quitté sa convalescence post-covid

La presse qui ce matin, enchaîne les bonnes nouvelles en mode "c’est mardi et on sourit ! "

"Entre Belges et Français, ça n’a jamais été aussi chaud"

Un slogan qui vaut d’ailleurs pour tous les jours de la semaine, bon peut-être pas le dimanche. "C’est mardi, et on sourit" comme Kevin de Bruyn qui a retrouvé en Une du Laatste Nieuws son sourire à l’entraînement. Heureux comme un gamin, dit le quotidien.

C’est mardi, et on sourit, aussi, en lisant la Une de la Dernière Heure. Ce match dans le match qui se joue déjà entre Belges et Français, ça n’a jamais été aussi chaud, titre le quotidien qui affiche en une deux supporters l’un aux couleurs de la Belgique et déguisé en gaulois. L’autre aux couleurs de la France, chapeau en forme de poule ou de coq.

 

 

L’effet Lukaku sur l’économie

C’est mardi, et on sourit aussi dans l’économie. Regardez cela, la BNB, la Banque nationale est tellement optimiste dans son dernier rapport que l’Echo y voit un effet Lukaku. La Belgique économique a quasiment quitté sa convalescence post-covid, explique en résumé le Morgen. D’ici la fin de l’année, retient la presse, elle aura pleinement retrouvé son niveau d’avant le corona.

Ce ne sont que des pronostics ? Oui, mais qu’ils sont engageants !

Il n’y a visiblement pas que le soleil qui brille sur le pays. Profitons de cet état de grâce, lance l’Echo, savourons-le et ne le gaspillons pas.

Pas question de se reposer sur les lauriers que l’on n’a pas encore. Il y a des défis à relever, allons-y tant que c’est mardi et qu’on a le sourire.

La Libre a raison, en édito, de soupirer qu’il y a ce déficit public si lourd à tirer derrière nous. Si lourd qu’il alimente notre dette déjà bien importante.

Mais peu importe, puisque l’optimisme règne, allons-y, attaquons-nous à cette épine. Enlevons là du talon belge.

La Vivaldi a promis un retour du déficit en dessous du seuil de 3% de produit intérieur brut. Il serait bien venu que cette promesse soit tenue.

Eviter le dragon chinois

Bon, mais si ça va, en foot et que ça va, dans l’économie, et qu’en plus il y a du soleil. En gros, tout va bien, en Belgique ?

Mais, oui, regardez, on est tellement bien ici que quand on accueille un président américain ça se passe aussi avec des sourires et des tapes amicales. L’OTAN aussi sourit et sous l’impulsion de Biden, l’organisation du traité de l’Atlantique NORD est tellement optimiste qu’elle se rêve global, explique la presse. L’OTAN, ça va maintenant jusqu’en Chine.

Les partenaires, explique la presse, en plus des 30 habituels, il y aura l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud, le Japon. Et au passage, s’il y en a qui veulent, on est prêt à l’OTAN à discuter avec des Etats africains ou d’Amérique Latine.

Un mot d’ordre plane sur tout ça : "c’est mardi, et on sourit" demain ce sera déjà mercredi et sans doute qu’on sourira un peu moins. Certains en fonction du résultat du match France-Allemagne. D’autres parce qu’ils regarderont Joe Biden rencontrer Vladimir Poutine en Suisse.

Le Soir a beau estimer que le président américain s’y rend fort de tous les alliés qu’il a retrouvés à Bruxelles, le Temps en Suisse n’est pas tout à fait du même avis.

L’objectif de la Russie ? Affirmer qu’elle est une grande puissance. Check. Obtenir une rencontre entre les deux présidents, c’est déjà assurer ce premier but.

L’objectif des Etats Unis : rétablir un peu de prévisibilité dans les relations.

Comprenez, Biden, tout occupé à s’attaquer au dragon chinois n’a pas envie d’un ours russe imprévisible. Pour garder le sourire, ce ne sera pas simple pour le président américain. Poutine, ça fait 10 ans qu’il joue la carte imprévisible pour se maintenir dans l’arène. Alors que Biden, justement, a fait le serment, le pari, la promesse d’être contrairement à son prédécesseur un facteur de stabilité de cette scène internationale. Les sourires, demain, seront peut-être un peu plus figés que ceux du mardi

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