Revue de presse : L’Europe rougit, mais pas de plaisir

On déplie la presse et ce matin, on déplie aussi les cartes. La première, c’est une carte d’Europe et pas de chance, elle est presque toute rouge !

 

Vert, orange, rouge : quelle différence ?

L’Europe rougit, pas de plaisir, non, elle rougit de Covid.

C’est comme une vague rouge qui progresse, venue du sud, elle remonte rapidement vers le nord.

Alors que la moitié de la France était encore orange la semaine dernière, les régions de villégiature populaires : l’Auvergne, l’Ardèche virent désormais au rouge. Idem en Grèce.

Rien de bien surprenant, explique un expert en biostatistique au Standaard. Ouvrir largement les lieux de loisirs et accueillir les vacanciers à bras ouverts, cela ne fait pas vraiment bon ménage sanitaire.

Dans ce paysage cramoisi, une exception : l’Italie passée du vert à l’orange.

Cela fait-il une grande différence, orange, rouge ou vert ?

Pas tellement pour les vaccinés.

Pas tellement pour ceux qui partent, mais bien pour ceux qui rentrent.

Au retour, explique le Standaard, au retour d’une zone rouge, il convient – si l’on n’est pas vacciné – de se faire tester.

Oui, aussi si l’on est mineur et le temps que l’on obtienne le résultat, il convient, ajoute encore le quotidien, d’observer une quarantaine par précaution.

 

 

L’été de la liberté, oui mais pas sans passeport, masque, test et sa quarantaine

"Ah" écrit le Laatste Nieuws en un soupir, plus de vacances, c’est plus de problèmes.

D’autant plus, que certains doivent obtenir un test pour être en droit d’atteindre leur destination. Et la nervosité gagne dès lors les centres de testing.

En Flandre, rapporte le quotidien, 7 centres sur 10 ont été le théâtre d’agressivité de la part des citoyens.

Tout, sauf insouciant au soleil, résume le Nieuwsblad. L’été de la liberté, il se résume à porter un masque et à exhiber son passeport covid dès que l’occasion se présente.

 

 

Comment expliquer le cas du Royaume-Uni ?

Il est aussi intéressant, alors, d’observer la situation au Royaume Uni.

Là-bas, lors de l’Euro, on y a vu des rassemblements massifs les soirs de match de foot. Il y eut un jour de la liberté qui a fait craindre aux spécialistes que le taux de contamination ne reparte en flèche, pourtant, près de deux semaines plus tard, le taux d’infection continue leur baisse régulière. C’est en effet assez intéressant à observer pour le futur de l’épidémie, ici chez nous.

Seulement il y a pas mal d’explications plausibles et pas vraiment de moyen de trancher.

Le Morgen les aligne. Il y a le beau temps, d’abord.

Les Britanniques se rencontrent en plein air. Les écoles sont fermées. Et il y a donc moins de tests réalisés.

Certains pensent qu’il ne s’agit que d’un recul temporaire avant une reprise en flèche. Quand d’autres croient que les rencontres de foot ont permis d’acquérir une immunité de groupe plus rapidement.

Impossible, on le disait de trancher.

 

 

 

La carte des zones inondables : elle existe, mais est-elle correctement utilisée ?

L’autre carte déployée dans la presse, c’est la fameuse carte des zones inondables.

Elle se trouve au centre des débats avec principalement deux interrogations : a-t-elle seulement été utilisée par les communes et les bourgmestres ?

Est-elle encore à jour, cette carte ?

Ici aussi, une carte et trois couleurs : rouge, orange et jaune pour classer l’aléa de l’inondation du plus risqué au plus sûr. Il en va de la logique. Le permis de bâtir en zone rouge est plus que fortement déconseillé à défaut d’être formellement interdit.

D’abord, identifie le Soir, il y a les inévitables lacunes.

Zone rouge dans lesquels la commune a œuvré pour supprimer le risque.

Zone jaune que les cartographes n’ont pas identifiée à risque mais que l’on sait pourtant bien souvent envahie par l’eau.

La carte devra être corrigée, c’est une évidence.

Mais au-delà, il faut observer plus que les seuls cours d’eau, écrit le Soir.

Au-delà des rivières qui débordent, les inondations actuelles sont aussi le fruit de l’urbanisation galopante.

En transformant les prairies en parcelles.

En modifiant les prés pour en faire des unités de logement, le barrage naturel est supprimé et l’eau est renvoyée vers le bas des vallées sans plus d’obstacle naturel.

Ouvrir une carte, c’est déjà voyager, dit-on, ce matin, les cartes que l’on consulte ne nous éloigne pas tellement de notre point de départ.

 

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