Revue de presse : "L’espionnage chinois est une des plus grosses menaces pour la Belgique"

Ce matin à la Une on parle de la sécurité du pays. La sûreté de l’État a publié un rapport où on apprend que l’espionnage chinois est l’une des 3 plus grosses menaces qui pèsent sur le Belgique.

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Des étudiants chinois espionnent la Belgique

L’espionnage technologique pour être plus précis, c’est ce que rapporte la Libre.

Le quotidien explique que la sûreté de l’État se focalise sur les étudiants chinois qui étudient en Belgique, pas tous, mais un petit groupe.

La Libre les présente comme des étudiants militaires, ils seraient plusieurs dizaines, ces jeunes chinois proviendraient d’universités dirigées par l’armée populaire de Chine.

Mais pourquoi surveiller ces jeunes qui viennent étudier chez nous ?

Parce que nos universités sont de véritables mines d’or estime la sûreté de l’État. On y développe de nouvelles technologies, on y apprend de nouvelles compétences et c’est justement ça que volent les Chinois.

Comme l’écrit la DH, ces jeunes militaires rentrent au pays avec toutes les connaissances acquises ici.

Ils les mettent à disposition de leur armée qui les développe. Et résultat, c’est la Chine qui finit par vendre des licences et forcément toucher les revenus liés à la vente de ces licences et donc, in fine s’imposer sur le marché mondial. Nos universités sont ainsi privées d’un revenu substantiel conclu le quotidien.

Notre réseau de communication convoité

Autre point qui attire l’attention des services de contre-espionnage c’est notre réseau de télécommunication. Un réseau exclusivement chinois !

C’est ce qu’affirme le Standaard.

Une étude prouve que toute l’infrastructure 4G de la Belgique est fournie par deux sociétés, Huawei et ZTE. Et la Belgique n’est pas la seule.

L’Autriche, la Lituanie, Chypre et Malte ont aussi une infrastructure mobile 100% chinoise.

Et 31 autres pays ont un réseau partiellement fourni par la chine…

C’est le cas de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Grande-Bretagne.

La crainte, c’est évidemment que la Chine n’utilise cela pour intercepter des communications importantes. Et cette inquiétude grandit petit à petit…

En cause, la 5G qui arrive et les Chinois se proposent pour fournir le réseau, ce qui ne plaît pas aux Américains.

Washington menace même d’arrêter le partage de renseignement militaire avec les alliés qui envisagent d’installer un réseau de 5G chinois.

L’Europe aussi s’inquiète de cette omniprésence. Jusqu’ici, elle n’a rien découvert de probant, pas de traces d’espionnage, mais quand même.

La Commission européenne a donc décidé de statuer sur Huawei et ZTE : ces fournisseurs sont désormais considérés comme à risque.

L’Europe redoute qu’ils puissent être utilisés à des fins non démocratiques par leur pays d’origine.

Alors la Belgique a compris le message. Fini d’installer des réseaux chinois dans les lieux sensibles comme les aéroports. C’est ce qu’a affirmé le ministre des télécoms à la chambre la semaine dernière rapport le Standaard.

 

La question sensible de la dépendance à la Chine

Nous restons cependant très dépendants technologiquement parlant à la Chine et ce n’est pas une surprise.

Le hic, c’est que cette dépendance économique pousse l’Europe à fermer les yeux sur certains agissements de la Chine. Comme l’analyse le Standaard, l’union reste muette face aux décisions chinoises sur Hong Kong.

Tout au plus, elle a exprimé sa préoccupation.

On devrait en rester là poursuit le quotidien. Pourquoi ?

Parce que les intérêts commerciaux priment. Ils passent devant les idéaux tels que la liberté et la démocratie.

Et ça, la Chine le sait et elle s’en réjouit déjà. Comme l’analyse le Standaard, la Chine ne cherche plus à être un pays respectable.

Elle n’a plus de limites. Ce que Chine veut, Chine a. Les États-Unis et la Grande-Bretagne commencent à le sentir.

Pour le Standard, il serait souhaitable que les autres gouvernements occidentaux en prennent pleinement conscience.

 

 

 

 

 

 

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