Revue de presse : l’affaire Chovanec s’embrase, embarrasse et ébranle

A la Une de tous les quotidiens : l'affaire Chovanec une affaire qui dégénère en polémique politique.

La société belge exige des explications sur l’affaire Chovanec

Jozef Chovanec, c'est ce passager slovaque qui est mort en juillet 2018 après avoir été arrêté à l'aéroport de Charleroi.  L'actuel ministre de l'Intérieur, Pieter De Crem affirme que le cabinet de son prédécesseur était au courant de l'affaire, explique le Soir.

Le N-VA Jan Jambon répond non.

Je ne me souviens de rien du drame qui a attiré l'attention la semaine dernière.

Oui contre non. Jambon a-t-il menti, se demande la Libre ?

Pour la presse néerlandophone, c'est vraiment le sujet ce matin.

Pour le Morgen, Jambon est sur grill.

Pour le Standaard, toute l'affaire est en train d'exploser au visage du ministre.

Pour le Soir, cette affaire n'a visiblement pas fini d'empoisonner le monde judiciaire et politique.

Il y a là de lourdes questions qui risquent d'en embarrasser plus d'un.

D'abord, constate le quotidien, comment expliquer le fait qu'il ait fallu deux ans et demi pour envisager une reconstruction ?

Comment imaginer, surtout, qu'il ait fallu la pression des images diffusées dans la presse pour qu'enfin l'enquête semble prendre sa véritable dimension.

Il est inexplicable, inacceptable qu'aucune sanction n'ait été prise contre les policiers filmés en flagrant délit : de maltraitance, de sadisme et d'atteinte aux valeurs démocratique.

Aujourd'hui, conclut le Soir, ce n'est pas uniquement la famille de Jozef Chovanec qui demande des comptes, qui exige que la clarté soit faite, les responsabilités établies et les sanctions prises.

C'est dans son ensemble, la société belge qui l'exige.

Le Coronavirus sur le banc de touche ?

Du côté du Coronavirus, l’info semble se calmer dans la presse, le virus a presque quitté la Une, mais pas totalement.

D’abord, il reste de nombreuses zones où le coronavirus est encore très actif.

Les voyages en sont d’autant plus compliqués

Exemple très symbolique : Paris, c’est fini…

La capitale française est passée en zone rouge aux yeux des Belges. Et ça ça fait encore les manchettes de pas mal de quotidiens. Paris, l’Hérault, les Alpes Maritimes, c’est rouge, dit la Capitale.

Paris devient zone interdite et en cas de voyage, les contrôles seront renforcés.

La colère gronde en Belgique

Et puis, chez nous, il y a cette mauvaise humeur qui gronde dans la société civile.

"Il faut revoir totalement la gestion de la crise" déclare un groupe de citoyen. Ce groupe demande la mise sur pied, en urgence, de nouveaux groupes de travail. 

Pour proposer des mesures efficaces mais surtout proportionnées aux problèmes de la société.

Bref, des règles avec des effets collatéraux moins néfastes et ce n'est pas juste deux trois farfelus qui ont signé ce texte.

Dans ce groupe de citoyen, il y a là des médecins, dont des virologues, des juristes, des enseignants, des directeurs d’écoles et des profs d'unifs.

Côté entreprise, le message est encore plus cash. 

A la Une du Laatste Nieuws, ce matin, 6 entrepreneurs exigent que Marc Van Ranst se taise.

Le virologue flamand serait selon eux en train de causer des dommages économiques et sociaux inutiles à cause de déclarations simplistes et imprudentes. Réponse de l'intéressé, il ferait mieux de poursuivre le virus que de s'attaquer à moi.

Ce n'est pas la fièvre, mais ça chauffe quand même.

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