Revue de presse : Jürgen assez armé pour "mener une petite guerre"

À la une de la presse, cette chasse à l’homme qui se poursuit et qui amène vos journaux à se poser de nombreuses questions.

Pourquoi Jürgen n’a-t-il pas été écarté plus tôt de l’armée ?

Et la première, celle qui vient à l’esprit de chacun. : comment cela a-t-il pu se produire ?

C’est le Morgen qui pose très simplement la question. Comment un homme avec son profil a-t-il eu accès à des armes.

Comment se fait-il qu’il n’ait pas été écarté de l’armée ? Le Nieuwsblad constate l’ironie du sort.

C’est justement parce qu’il a été puni pour des propos racistes tenus sur les réseaux, que ce militaire a pu plus facilement avoir accès à des armes dans sa caserne.

A la suite de deux sanctions disciplinaires, explique le Standaard. L’homme a été rétrogradé au titre de porteur d’arme. C’est ce qui donc lui a donné très facilement accès aux dépôts.

Le militaire dispose aussi de munitions : "suffisamment pour mener une petite guerre" titre le Belang Van Limburg, journal forcément très concerné par cette chasse de l’homme. Le fugitif se trouverait dans le Limbourg, dans le parc national de Haute Campine.

Objectif : neutraliser le militaire radicalisé

La presse francophone aussi évoque cette affaire, près de 250 policiers et militaires recherchent toujours cet homme, écrit l’Avenir.

"Aux trousses du militaire radicalisé", c’est le titre en Une.

La Dernière Heure le qualifie d’ennemi public numéro 1 et rappelle dans ces titres que 30 autres militaires sont dans le viseur (information qui avait été donnée au micro de Thomas Gadisseux par un haut responsable de l’armée).

Ce ne sont pas que les Unes qui s’intéressent à cette chasse à l’homme. La presse en fait aussi ses éditos. Le militaire a proféré des menaces à l’encontre du Virologue Marc Van Ranst.

C’est la triste illustration de l’expression "tuer le messager" écrit l’Avenir. Et cela a de quoi glacer le sang.

Pour le Soir, le commentaire porte plus sur le risque et la manière de le gérer. Le terrorisme d’extrême droite ne doit pas seulement être " screené " écrit le Soir. Il faut pouvoir le neutraliser.

 

 

4 médecins sur 10 proches du burn-out

En Une, aussi, de la presse, l’épuisement qui guette les médecins.

4 sur 10 sont proches du burn-out, c’est une enquête de l’Université d’Anvers. Elle trouve son explication dans les horaires prestés par ces médecins.

Des semaines de 60 – 70 heures voire pour certains de 80. Ce sont les plus jeunes médecins qui sont le plus touchés par ce phénomène.

Et, en marge de cette étude, le Soir revient sur le statut attribué à ces jeunes médecins. Le nouveau statut d’assistant en médecine.

Le "bitkrach" qui fait "cryptomal"

L’Echo lui relaie l’inquiétude du moment autour des cryptomonnaies.

Les devises virtuelles ont vu leur cours plonger hier. Exemple, le Bitcoin qui depuis son sommet historique enregistré le mois dernier, a vu sa valeur totale diminuer de plusieurs centaines de milliards de dollars, ce n’est pas une réelle nouveauté, écrit l’Echo en édito.

Depuis leur création, les monnaies virtuelles se caractérisent par une extrême volatilité et ce n’est d’ailleurs pas non plus le premier " bitkrach ". La différence, cette fois-ci, c’est que les banques centrales semblent vouloir serrer la vis. En même temps, la Chine et la BCE ont émis des avertissements à propos des cryptomonnaies, note le quotidien.

Bah ", soupire le Tijd, de son côté, la cryptomonnaie, ça n’est pas une monnaie. Ça n’est pas un investissement stable, non plus. Ni un investissement sûr, d’ailleurs. Ni même un investissement, tiens. C’est juste un jouet spéculatif, un casino virtuel où s’amusent quelques happy few. Tant que cela en reste là. Inutile de le réguler, mais attention, si les crypto-bulles deviennent trop larges, au point de menacer l’équilibre du reste de la finance, là, il faut intervenir. Agir, conclut le Tijd, avant de se faire " cryptomal ".

 

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