Revue de presse : "Inventer une manière de vivre avec le virus"

À la une, la presse commente les nouvelles mesures prises par le CNS, le Conseil national de sécurité.

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Une du journal l’Avenir. © Gopress
Une de La Libre. © Gopress
Une du Soir. © Gopress
Une du quotidien flamand De Standaard. © Gopress

Ce CNS lâche du lest. Un peu de lest. Mais il maintient toujours la bulle de cinq, constate La Libre en une.

C’est surtout un assouplissement a minima. Et c’est bien regrettable car La Libre l’affirme dans son édito…

 

Il y a un décalage manifeste entre les décisions prises et la réalité du terrain.

 

Dans tout cela, dit La Libre, une chose fait cruellement défaut : donner des perspectives à chacun. Le manque d’anticipation du monde politique est dramatique.

 

L’Avenir lui insiste en une sur un aspect du CNS, la prochaine rentrée scolaire. Ce sera cinq jours par semaine mais ce sera masqué, titre l’Avenir.

En tout cas pour le secondaire. Ce qui donne cette notion d’école en code jaune. Code qui, s’il devient orange, impliquera que l’école réduise le nombre de jours d’école à partir de la 3iè secondaire.

Inventer une manière de vivre avec le virus

Bref. Il va nous falloir apprendre à vivre avec, titre Le Soir. Vivre avec le risque et donc avec le virus. Des experts vont être mandatés pour réinventer une façon de vivre avec le virus. Mode de vie attendu pour fin septembre, note Le Soir. L’idée est d’ailleurs développée dans son édito :

 

Après avoir beaucoup changé les règles. À force d’adapter très fréquemment ces mesures, il se dégage une impression de football panique continu. Mais ça fait cinq mois, depuis le début de la crise…

Alors, partir en quête d’un peu de normalité, De stabilité.

Apprendre à vivre avec. C’est ce que laisse entrevoir la Première ministre quand elle parle de "sortie de gestion de crise" pour passer à la "gestion des risques."

 

Et c’est là qu’intervient ce nouveau mode de vie. Il faut déterminer une manière de vivre en société, avec un équilibre entre le social, l’économique et le sanitaire, sans que ces règles ne changent toutes les deux semaines… Une fois pour vous imposer le shopping tout seul, une fois pour le limiter à trente minutes chrono, et cetera, et cetera.

 

Commentaire, encore du Standaard :

La bonne nouvelle, c’est qu’avec les mesures adoptées, nous devrions garder le contrôle de l’épidémie. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il ne faut pas s’attendre à un retour à la normale dans les mois qui viennent.

 

Et petite cerise sur tout cet ensemble, De Standaard constate encore ceci : ceux qui ont écouté de près hier, n’ont pas pu se débarrasser de l’impression que Sophie Wilmès s’attend toujours à être en poste fin du mois prochain. Comme si ce drôle de gouvernement pouvait/ devait par défaut se maintenir indéfiniment. Et durer éternellement. Ou en tout cas, au moins dix ans, jusqu’au 200e anniversaire du pays.

Un peu, conclut De Standaard, comme un spectacle qui continue tant qu’on le regarde.

Une actualité diversifiée

C’est vrai que tant qu’à apprendre à vivre avec, autant apprendre à parler d’autre chose.

Il y a la suite de cette affaire à l’aéroport de Charleroi. Le décès de ce passager en 2018. Violence policière. Le numéro deux de la police fédérale se retire, note l’Avenir, le sujet est toujours en une de la plupart des quotidiens ce matin.

 

La dette de l’Etat inquiète aussi en partie vos journaux. Elle pourrait tripler d’ici 2070, constate La Libre. À terme 300% du produit intérieur brut, Actuellement ce taux est environ de 120%.

 

Et puis, plus détendu peut-être, Le Monde consacre son monde des livres à la rentrée littéraire. De quoi s’aérer l’esprit ou au contraire de se plonger profondément dans d’autres problématiques. Exemple avec l’ouvrage de Colum McCann qui propose de recoller les morceaux du proche Orient. Le titre Apeirogon, rien à voir avec l’apéro. C’est tiré de la géométrie pour définir une figure qui a un nombre infini de côtés, un peu comme cette tragédie israélo-palestinienne aux mille et un fragments.

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