Revue de presse : Flamands et francophones divisés face aux variants

La différence entre nord et sud du pays s'étale ce matin à la Une de la Presse.

Le Soir l'annonce en une et détaille : deux stratégies s'affrontent pour contrer la multiplication de nouveaux foyers de Covid. Le nord du pays veut limiter les activités des jeunes, le sud se montre plus serein. Cela fait même dire au Soir, " Les Flamands paniquent, les francophones restent stoïques. "

Une réunion des ministres en charge de l'enseignement et de la jeunesse doit se tenir jeudi pour tenter de dégager une ligne commune. En attendant, la pression monte pour fermer à nouveau les écoles dit le Morgen. De plus en plus d'étudiants doivent être mis en quarantaine. Et la crainte c'est que les nouveaux variants ne fassent naitre une nouvelle vague.

Du sang-froid et des mesures réfléchies

Une voix plus rassurante au nord, celle du Laatste Nieuws : " Nous pouvons transformer la troisième vague en vaguelette " déclare Steven Van Gucht – qui est bien virologue, pas océanographe. Un virologue qui plaide pour le sang froid et des mesures réfléchies : limiter les activités d'intérieur pour les jeunes mais maintenir le parascolaire au grand air. Ce qui amène à une autre question soulevée ce matin, celle du sport amateur et particulièrement du foot.

C'est fini. Il ne reprendra pas.

dit l'Avenir qui illustre cette saison blanche d'un terrain enneigé. Les championnats sont arrêtés à partir de 13 ans. On ne jouera plus, ni en division amateur ni en provinciale.

Et sur la survie économique des clubs, les préoccupations des deux communautés linguistiques se rejoignent. Le Nieuwsblad a consulté les dirigeants. Ils sont inquiets des baisses de revenus, les clubs amateurs ont en moyenne rapporté moitié moins que d'habitude alors que les frais fixes…restent fixes. Conséquence, 1 club sur 12 (8%) craint d'avoir à raccrocher les crampons.

Suite des mouvements de protestation aux Pays-Bas

Difficile de croire que les photos de la police en Une du Nieuwsblad, et l’incendie en Une du Laatste Nieuws viennent des Pays-Bas. La presse néerlandophone regarde plus régulièrement vers notre voisin néerlandais et c'est encore le cas ce matin, notamment en Une du Tijd qui évoque une nouvelle nuit d'émeute aux Pays Bas, où certains refusent d'accepter le couvre-feu.

Le Morgen se demande pourquoi nos voisins sont si rétifs alors qu'en Belgique, le couvre-feu n'a pas provoqué de réelle protestation.

Intéressante question qui n'a pas de réponse qui tient en quelques mots. Il est vrai que l'ampleur de la colère néerlandaise tranche assez fort avec la relative placidité chez nous.

Une violence expliquée par plusieurs facteurs

La colère des casseurs venus uniquement dans le but de se bagarrer cohabite avec celle véritablement motivée par la défense d’une cause. Et puis celle plus éruptive qui fait suite à un évènement. Les trois se mélangent ici analyse le Morgen : dimanche, des négationnistes du virus s'étaient donné rendez-vous pour boire ensemble un café, en contradiction avec l'interdiction de manifester. La police leur a donné une heure pour partir. C'est à ce moment là que d'autres groupes sont entrés en scène. Des radicaux et des casseurs ont alors profité de l'ambiance pour déclencher une émeute.

Est-ce si différent chez nous?

Tout récemment, une manifestation - à Bruxelles - a dégénéré en bagarre de casseurs. Et puis, note le Morgen, la Belgique n'a pas débattu sur la question du couvre-feu. Ce qui n'a pas donné lieu à la possibilité de faire naitre une opposition. Les Pays-Bas sont aussi - en terme numérique, sur les réseaux sociaux - un peu en avance sur la Flandre, un peu plus connectés au monde anglo-américain et donc plus en prise avec des théories complotistes.

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