Revue de presse : "Fini les mesures validées en stoemelings"

Un tribunal ordonne à la Belgique de lever toutes les mesures anti-covid.

Liberté versus légalité

Tic-tac, 30 jours, le décompte est lancé.

Pour la Justice, dit l’Avenir, l’Etat est dans l’illégalité. Les mesures corona sont jugées illégales. La Justice rappelle donc l’Etat à ses devoirs, annonce le Soir, en Une.

Le tribunal de première instance de Bruxelles exige une base légale pour les mesures de restriction des libertés publiques.

Ce n’est pas totalement inattendu, note le quotidien. Les spécialistes tiraient déjà la sonnette d’alarme depuis des mois sur ce point.

Mais tic-tac, désormais l’horloge tourne. La Justice a lancé le compte à rebours, annonce le Morgen. L’Etat a désormais 30 jours pour se mettre en conformité, sous peine de devoir payer des astreintes.

1re étape, la Belgique va en appel de la décision. La ministre de l’intérieur a décidé d’introduire un recours auprès de la cour d’appel de Bruxelles contre l’ordonnance du Tribunal, explique ce matin la Libre.

La confiance est-elle encore possible ?

Pour la Libre, voilà ce qu’on appelle jeter un pavé dans la mare, ça éclabousse, ça fait des remous et de la mousse.

Mais ce jugement a quelques mérites que la Libre souligne : de 1, il rappelle à l’ordre le gouvernement. De 2, il met les parlementaires face à leurs responsabilités. De 3, il corrige les manquements du Conseil d’Etat, fini les mesures qu’on valide en stoemelings.

Au passage, la Libre se prononce déjà sur la procédure d’appel :

Le gouvernement ferait mieux de s’empresser de corriger le tir.

 

Pour le Soir, plus qu’un pavé, c’est une bombe, forte déflagration, oui. Mais bombe dont la détonation était annoncée. Il est regrettable que les autorités n’aient pas pris à temps la mesure car désormais, le mal est fait, dit le Soir.

L’apparence d’illégalité décrétée par la Justice va légitimer les détracteurs du gouvernement. Nourrir le ras-le-bol et encourager les actions en référé contre les mesures covid.

Tout cela, alors que pour rappel, l’ennemi public, ce n’est pas l’Etat, c’est bien le virus. Pour éviter la confusion, il aurait mieux valu agir plus vite.

Plus loin que la question juridique, l’Avenir, lui se demande si la confiance et le sentiment de transparence seront finalement restaurés ?

Il y a un large appel citoyen, politique, académique et désormais, aussi un appel juridique pour que la gestion de la pandémie s’appuie sur une meilleure assise démocratique. Impossible, désormais, pour les gouvernements du pays, de continuer à faire la sourde oreille.

Tensions autour du covid partout en Europe

Le Standaard conclut décidément, tout dans ce type de période est étrange, raison de plus dans cette période difficile pour ne pas brader nos droits et nos libertés.

En Une, aussi, la situation à nouveau très tendue dans les hôpitaux, c’est en Une du Morgen.

Interview de Frank Vandenbrouck : "les hôpitaux sont à la limite."

Et cette situation très tendue n’est pas qu’une exception belge. Côté français aussi, le président Emmanuel Macron a annoncé hier un nouveau train de mesure. Pas tout à fait un confinement, plutôt une voie de passage, dit le Figaro.

Libération qui maîtrise l’art du titre, décoche un dicton tout trouvé, avril sur un fil. En mai, chacun complétera lui-même. En mai, Emmanuel Macron a fait miroiter aux français la sortie du tunnel.

 

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