Revue de presse : Faut-il rendre le port du masque obligatoire ?

Ce matin dans les journaux il est question de bulles, ces fameuses bulles sociales.

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Libérés, mais pas délivrés

Des bulles et encore des bulles ! " écrit le Soir. Rappelez-vous le week-end dernier ils étaient nombreux à Hasselt, Anderlecht et surtout Ixelles à les faire péter les bulles,

Pour la Libre Belgique ils étaient même tous prêts à s’écrier " libérés, délivrés "

Mais non le coronavirus n’est pas encore derrière nous, demandez à Novak Djokovic il en sait quelque chose.

Alors sommes-nous libérés ? Oui, en partie en tout cas. Mais nous ne sommes pas pour autant délivrés du virus qui fait encore des ravages, notamment en Amérique.

Mais il ne faut pas aller aussi loin pour s’inquiéter d’un retour de ce Covid 19.

Quand on voit l’Allemagne qui reconfine, Pour Béatrice Delvaux ça vaut tous les PV et tous les gendarmes du monde.

Et pourtant aujourd’hui les scientifiques crient de plus en plus dans le désert remarque le Standaard.

Qu’est-ce qui explique que nombreux Belges sont déjà passés à autre chose ?

Difficile à dire quand on sait que cette terrible maladie pulmonaire, cinq à dix fois plus mortelle que la grippe, infecte encore près d’une centaine de personnes par jour en Belgique.

Le Standaard a peut-être une explication à ce retour rapide à la normale pour certains.

Pour le quotidien flamand, ce ne serait pas la nature des gens, qui les poussent à vouloir retrouver notre monde d’avant.

Cela s’expliquerait plutôt par la méfiance que les Belges entretiennent avec leur gouvernement.

Il faut dire que les Belges ont eu leur lot de messages ambigus.

Que ce soit le port du masque conseillé tardivement, la limitation du nombre de tests, les visites dans les homes sans concertation, ou encore les camps scouts divisés contre l’avis d’experts.

 

Avec masque ou sans ?

Une partie de la presse exige que le CNS accouche de mesures claires et d’un message audible sur le maintien des gestes barrières.

Si les gestes barrières ne sont plus appliqués, les distances pas respectées et le masque de moins en moins porté, alors ça repartira.

Le port du masque justement c’est le sujet de l’édito du Soir :

Le masque, le masque, le masque.

 

Il n’y a pas que les spécialistes de la santé comme Marc Van Ranst qui plaident pour un port obligatoire du masque, il y a aussi les économistes.

Comme Paul De Grauwe qui explique que l’épidémie a fait de ce petit objet ridicule, un bien public permettant à tous de combattre le virus qui rôde toujours.

Le masque, la plus mauvaise farce du coronavirus écrit Béatrice Delvaux,

Si dès le début il avait été obligatoire, alors cette obligation n’aurait pas été ressentie comme une punition, puisque chacun savait à l’évidence que c’est un des rares gestes qui sauve et qui est à notre portée.

Mais voilà tout le monde sait que le problème à la base c’est qu’il n’y en avait pas assez de ces masques.

S’en est suivi une cacophonie sur les consignes pour le porter et désormais un conflit est né entre ceux qui le porte tous les jours et ceux qui n’en veulent dans l’espace public.

Une opportunité à saisir

Le Soir évoque donc une nouvelle chance pour les autorités belges, une chance de bien mieux faire et elles devraient vraiment la saisir en édictant une règle très claire :

Le masque doit être obligatoire partout où la distanciation sociale n’est pas possible.

Et la Libre de conclure que face à son bilan, notre pays ne peut pas se permettre une deuxième vague qui aggraverait la crise économique et sociale.

Et puis surtout une question à laquelle personne n’a la réponse :

 

Les Belges accepteraient-ils un nouveau confinement ?

 

Pas sûr.

 

 

La revue de presse de Thomas de Brouckère

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