Revue de presse : Était-ce le dernier CNS ?

La revue de presse de Nicolas Vanderschrick : il nous restait un peu de CNS en magasin, alors on vous le sert avec vos journaux…

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C’est peut-être même la dernière fois qu’il fait la Une, avec ces décisions… Ce CNS. Ainsi, le Soir constate déjà ce parfum d’été qui flotte.

Les experts et les politiques se sont accordés pour faire sauter les bulles, bien sûr avec modération, bien sûr dans le respect des chiffres de l’été.

15, 50, 2 et 400 vous est ainsi livré par la presse comme le tiercé gagnant.

Mais dans ce schéma-là… Qui va veiller sur nous cet été ?

Marius Gilbert, s’il part en vacances, ce n’est pas trop loin, on espère ?

C’est peut-être enfantin. Mais après tous ces mois à avoir été materné, encadré. A avoir vécu aux rythmes des interdits puis des lentes autorisations. On a un peu, admet le Soir, comme la peur du vide.

Qui reste au poste ?

Comment sera organisée la Belgique ces vacances ? Ce serait bien qu’on nous fasse un petit topo, non ? Sur la gestion de la maison Belgique en mode été – version Corona.

L’Echo d’ailleurs réfléchit au-delà de l’été… Tiens que sera l’après COVID ? Comment le penser dès aujourd’hui ?

Comment ? En envisageant les scénarios les plus farfelus et en voyant nos réactions…

Imaginez, cœur de l’été, un retour d’épidémie fulgurant.

Que fait-on ? Suspension des vacances. Semaine de travail de 6 jours pour éviter d’aggraver l’impact économique.

Imaginez, les seniors, confiné de force et sur la durée ? Les +65 se retrouveraient frappé d’une assignation à résidence sans billet de sortie.

Ce jeu mental, car c’est bien ainsi que le présente le quotidien, cet exercice intellectuel n’a pas pour but de jouer à se faire peur… Non, l’idée est plutôt de nous confronter aux hypothèses les plus extrêmes pour voir ensuite les réactions qui en sortent.

Une absence de mesures

Une mesure qui est largement discutée ce matin, c’est le fait que le CNS n’impose pas le port du masque.

Et ça, c’est la presse néerlandophone, principalement qui évalue cette mesure où cette absence de mesure…

Allons, dit le virologue Van Ranst, au Morgen…

Recommander hautement de porter un masque, c’est comme de conseiller de payer ces impôts (ce n’est pas la première fois qu’il utilise cette comparaison, mais c’est vrai qu’elle porte, pas sûr que le CNS fasse vraiment recette avec son bon conseil…)

Mais du diable, écrit, si les chiffres sont si bons. Pourquoi ne pas laisser à chacun le soin de profiter de sa liberté avec un masque ?

Presque tous les experts partagent maintenant le même avis, le masque est utile.

Dans de nombreux magasins, le personnel demande qu’il soit imposé aux clients.

Pourquoi le gouvernement ne parvient-il pas, ne veulent-ils pas l’imposer ?

Peut-être, esquisse le quotidien, peut-être parce que les protections buccales ne sont plus UNIQUEMENT des masques, mais parce qu’ils ont acquis – à travers la crise – une charge symbolique. L’objet tabou d’un gouvernement qui n’a pas réussi à protéger sa population.

Pour les rendre obligatoire, l’exécutif devrait reconnaître ses erreurs. S’excuser et opérer un vrai demi-tour…

Apparemment c’est trop lui demander… Comme semble trop demander l’instauration d’une commission d’enquête.

Regrettable quand on aimerait dire d’un gouvernement qu’il a su se montrer prudent.

 

Des extrémistes belges s’entraînent à l’Est

Au détour d’une question parlementaire, l’Avenir n’a retenu qu’une vingtaine de Belges est allée suivre des entraînements paramilitaires en Europe de l’Est et dans des pays d’ex URSS.

L’information est une confirmation.

Confirmation que l’extrême droite radicale est bien implantée chez nous. Confirmation que malgré son visage politique lisse, cette extrême droite présente une face hideuse, violente et hautement dangereuse pour la démocratie.

Là aussi, notre gouvernement a été en défaut…- En 2013, lorsque des Belges ont choisi de partir en Syrie. Nous n’avons alors pas pris la mesure de ce que ces départs allaient engendrer comme désastre.

Aujourd’hui, qu’une autre menace refait surface. Celle d’une idéologie extrême et violente. Nous en avons la confirmation.

Aux autorités, aux législateurs d’en prendre cette fois l’exacte mesure Avant que cette menace ne prenne corps dans des actes de violences.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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