Revue de presse : est-ce vraiment le moment de relâcher la pression ?

Ce vendredi, il y a un comité de concertation. Le sort des coiffeurs, tatoueurs et esthéticiennes sera au menu du jour. La presse est unanime, ils peuvent espérer une bonne nouvelle.

Un feu vert très attendu

Espérer oui, car rien n’est encore fait, la presse prend donc des pincettes, reste prudente. C’est en bonne voie écrit la dernière heure, Sudpresse parle de feu vert attendu.

Sauf coup de théâtre, les coiffeuses, coiffeurs et le personnel des métiers de contact auront deux bonnes raisons de fêter la Saint-Valentin.

Car oui, si cette réouverture est confirmée, elle ne sera pas immédiate.

Elle aura lieu au plus tôt le 13 février dit l’Avenir juste avant la fête des amoureux donc.

 

Assouplissement ? Niet

La presse reste prudente, rien n’est fait. Certes, il y a une unanimité politique pour rouvrir. Mais le doute persiste, en cause : deux rapports d’experts.

Comme l’écrit le Soir, le premier est assez modéré. Il émane du commissariat corona. Lui, il ne s’oppose pas à cette ouverture dit le Soir, mais à condition d’imposer un protocole sanitaire sévère.

Le deuxième rapport est beaucoup plus négatif. C’est celui du groupe d’expert dont font partie Erika Vlieghe et Marc Van Ranst. Pour eux c’est " niet ", les contaminations restent trop élevées et les variants menacent.

Et le Morgen est d’accord, dans son édito, le journal ne comprend pas.

Il ne comprend cette envie du monde politique de relâcher la pression.

Les nouvelles infections et hospitalisations quotidiennes restent au-delà des seuils fixés par ce même monde politique.

Comme l’écrit le quotidien : le comité de concertation a établi des seuils à atteindre et nous n’y sommes pas.

Alors pourquoi ? Pourquoi rouvrir ?

Le quotidien a le sentiment que le monde politique agit sous pression.

Les courbes tardent à s’aplanir et le besoin social est grand.

Du coup, il s’apprête à prendre une décision que ne repose sur aucune donnée scientifique écrite le journal.

Nos cheveux sont-ils vraiment notre plus gros problème ?

Pour Het Laatste Nieuws, c’est même une décision purement politique.

C’est vrai que le secteur souffre, mais justifier cette réouverture au nom du bien-être mental des Belges, ça le quotidien ne l’accepte pas.

Si nos cheveux sont notre plus gros problème, alors nous sommes un pays riche et gâté dit le quotidien.

Alors faut-il privilégier la réouverture et risquer une hausse des contaminations. C’est un pari dit le Morgen, un pari sauvage conclut le quotidien.

 

La guerre est déclarée entre la SNCB et Georges Gilkinet

Autre titre ce matin, c’est ce bras de fer concernant la SNCB, bras de fer qui fait la une du Morgen. Guerre ouverte entre le ministre et la directrice des chemins de fer !

Le Soir relate les faits, la SNCB veut fermer 44 guichets dans les gares.

Le ministre refuse, il s’attaque à la directrice. Sauf que celle-ci réplique et dit que le cabinet du ministre a validé cette décision.

Comme l’écrit Béatrice Delvaux dans son édito, le ministre a été informé préalablement de cette décision. Il y a même été associé à plusieurs reprises depuis octobre ! Alors comment expliquer qu’il ait dit oui à tout ?

A-t-il été hypnotisé par le caractère fort de la directrice du rail ?

Personne ne sait, mais visiblement, personne ne s’est inquiété de l’absence de réaction du ministre dit le Soir. Ni un administrateur ni écolo ne sont intervenus pour le secouer. En attendant, comme l’écrit le Morgen, le ministre est là depuis 4 mois et il est déjà en guerre avec le rail.

En guerre rien que ça, il faut dire que Sophie Dutordoir, la directrice parle de ''confiance rompue".

Voilà qui ne va pas aider le rail, lui qui attend toujours un contrat de gestion depuis 2012, une éternité.

Réécouter la revue de presse de Benjamin Verpoorten

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