Revue de presse : " Donald Trump agit comme un pyromane politique"

Si on regarde les unes des quotidiens ce matin, on trouve deux hommes dont les photos se disputent les premières pages : Remco Evenepoel et Donald Trump.

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Faudra-t-il reporter les élections aux États-Unis ?

Le premier homme en une des journaux c’est un coureur cycliste belge : Remco Evenepoel a cartonné au Tour de Burgos en Espagne, vainqueur de l’étape de montagne hier, et nouveau leader au général. La presse lui fait honneur ce matin, et ne tarit pas d’éloge sur le jeune prodige de 20 ans.

Et puis, le deuxième homme qui s’affiche en une est lui dans une moins belle posture, il s’agit de Donald Trump, qu’on voit grimaçant. C’est la même photo d’ailleurs que les deux quotidiens flamands De Morgen et De Standaard ont choisie.

Le président américain voudrait retarder les élections de novembre, au motif qu’elle pourrait donner lieu à une fraude. Pourquoi ? Parce que de nombreux Américains pourraient être obligés de voter par correspondance, à cause de la pandémie. Et que ce système, selon le président américain, il n’est pas fiable.

Pour de Morgen, c’est clair, ces propos de Donald Trump sont motivés par des raisons politiques. Les derniers sondages le donnent perdant, à 8,4 points derrière Joe Biden.

Mais remettre en question le système du vote par correspondance, c’est jouer avec le feu, dit le quotidien. Donald Trump agit comme un pyromane politique.

 

 

La presse critique aussi la gestion belge de la crise

Notre pays n'est plus entre de bonnes mains

C'est Het Laatste Nieuws qui le dit. Le quotidien se souvient de ce titre, publié fin mars, il titrait alors "Rien que des louanges pour la Belgique" et soulignait le fait que notre pays gérait la situation.

Mais 4 mois plus tard, tout est différent dit l'éditorialiste.

La stratégie de déconfinement est un échec. Et ce que pointe surtout le quotidien, c'est cette bulle de 15 personnes autorisées chaque semaine. Quand on a annoncé ça à la population, c'était comme dire : "allez-y, il n'y a plus de virus ! Faites ce que vous voulez !" On a lancé cette règle, alors que ni les tests, ni le traçage n'étaient au point. Or c'est par là qu'il aurait fallu commencer, avant d'assouplir les règles.

 

La Libre réclame aussi "Des tests partout et tout le temps". Le testing doit pouvoir se faire sans rendez-vous, sans prescription, et gratuitement. C'est le cas en France par exemple, ça aura un coût pour l'Etat bien sûr. Mais ce sera infiniment moins que les conséquences économiques des mesures actuelles.

Les éditorialistes veulent faire entendre d’autres voix

 

Comme celle du prof Toussaint de l'Université de Paris, cité par la Dernière Heure.

L'homme porte un autre regard sur l'épidémie et sa gestion.

Il ne croit pas à la fameuse deuxième vague. Pour lui, c'est le nombre de cas graves et de décès qui doit être pris en compte. Et ces chiffres-là ne sont pas inquiétants.

Sur le masque aussi, le scientifique a des doutes. Il était utile au plus fort de la pandémie, en février, mars et avril, dit-il. Mais nous ne sommes plus dans cette phase-là.

En revanche, le professeur Toussaint s'inquiète des conséquences des politiques actuelles, qui provoquent malnutrition, chômage et pauvreté.

 

Un discours différent de celui auquel nous sommes habitués en Belgique, dit l'éditorialiste de la DH, où les scientifiques semblent parmi les plus pessimistes au monde.

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