Revue de presse : défauts de livraison et vaccination à la traine

Une question déclinée sous toutes ces formes dans la presse ce matin : pourquoi la vaccination traîne-t-elle autant?

C'est la Dernière Heure qui pose la question et sort sa calculette : à ce rythme-là, l'immunité collective ne sera pas atteinte avant avant 2024 écrit le Quotidien.

Des pistes d'explications pour ce retard, il y en a plusieurs : la Dernière Heure évoque le défi de la production, immense puisqu'il faut produire une quantité énorme de vaccins. Idéalement le plus rapidement possible. Deuxième écueil : la décision de prudence de la Belgique qui tient à s'assurer de disposer des 2 doses nécessaires avant d'entamer une vaccination. Et enfin, les problèmes rencontrés par les entreprises pharmaceutiques.

Le Nieuwsblad - en Une - s'interroge aussi sur les raisons du retard de livraison. Pour se justifier, la direction d'Astra-Zeneca évoque notamment des problèmes de production, sur son site belge. Après des échanges avec l’entreprise, l'Union Européenne ne croit pas à cette explication. Elle soupçonne l'entreprise d'avoir livré les vaccins produits au Royaume-Uni.

La troisième rencontre entre l'Europe et le groupe Astra-Zeneca s'est achevée sans beaucoup plus de précisions mais le ton était parait-il un peu moins tendu. Le titre du Nieuwsblad démontre tout de même que le dossier est source de tension "Is het van niet kunnen of van niet willen ?" Les défauts de livraison : parce qu'ils n'en sont pas capables ou parce qu'ils ne veulent pas ?

Le variant britannique gagne du terrain chez nous

Autre titre qui cette fois n'est pas un "pourquoi" mais un constat. "D'ici un mois, le variant britannique sera dominant" titre le Morgen. Mais alors quelles conséquences ? Une fois qu'on est malade, qu'on a attrapé une forme ou l'autre du Covid-19. Pourquoi est-ce important de savoir si c'est la version classique ou la souche traditionnelle?

Si le Covid "so British" s'impose, le souci est qu'il est beaucoup plus contagieux. Les mesures actuelles risqueraient donc de ne pas suffire à maintenir l'épidémie sous contrôle.

En allant de ci de là en Flandre, quelques constats ont pu être tirés et le Standaard s'en fait le relais. Là où le variant B117 est repéré dans une école, il ne donne pas toujours naissance à un cluster d'infection. L'exemple, c'est cette école d'Edegem, la première qui a été entièrement fermée après deux cas de Covid britannique. Après que l’ensemble de l’école ait été testée on constate seulement trois infections supplémentaires sur les 1.100 élèves et adultes. Parvenir à en tirer des leçons seraient une avancée conséquente.

Une image aussi ce matin à la Une du Laatste Nieuws : Bart De Wever et le grand rabbin Aron Schiff côte à côte, les deux hommes ont été se faire tester ensemble. Une opération de communication destinée à la communauté juive d'Anvers. En effet, deux quartiers de la ville connaissent des taux d'infection importants et l’appel à passer un test covid n’a pas été très suivi.

Les "nouvelles règles du covid à l'école"

C’est la une du Soir. Des places fixes en classe, des tests - préventifs ou non - notamment sur les enseignants et puis un suivi des infections repérées.Tout cela est lourd et pas très encourageant concède le quotidien dans son édito. Pour une fois, à la sempiternelle question "ça va?", vos interlocuteurs répondront  "bof" ou "je n'en peux plus". Que faire quand on touche aux limites du supportable. Pas de recette miracle dans cet édito du Soir mais une piste : se plonger dans les petits bonheurs disponibles. Ces riens du tout qui jalonnent nos vies et que nous pouvons transformer en moments de bonheur.

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