Revue de presse : dans 100 jours tout ira mieux ?

La presse se penche sur une citation du patron de la société pharma BioNTech qui n'est passée inaperçue. Pour lui, dans 100 jours tout ira mieux, mais faut-il le croire ? Elle se penche aussi sur le plan de relance, comment les fonds seront-ils répartis ?

Comment seront dépensés les sous du plan de relance ?

Demain, samedi, c’est le 1er mai, jour férié. Alors, la presse, se considère déjà en week-end et elle publie les suppléments et les chroniques que vous retrouvez habituellement fin de semaine.

Ça ne change pas grand-chose aux infos publiées en Une, plan de relance oblige, vos journaux observent surtout la répartition des fonds.

Mais comment se seront-ils partagé ces sous ? Demande la Libre, en Une.

Il y a presque 6 milliards à répartir entre différents projets.

A la très grosse louche, l’argent ira à des projets d’infrastructure pour rénover des bâtiments, ou des écoles. A des projets de formation, ensuite. C’est ce qu’on appelle le capital humain et puis un bon quart encore pour la numérisation.

Dans tout cela, le rail recevra une belle enveloppe, 365 millions pour relancer le rail, dit l’Avenir ou plutôt, relancer ce qui roule sur le rail.

Promouvoir la multimodalité

En point de mire de cette cure de jouvence, des tickets multitransports, un plan train-vélo, ça, c’est ce qu’on qualifie de multimodalité passer facilement d’un moyen de transport à un autre et puis aussi des gares autonomes.

Ce qui veut dire en fait, accessible à tous, qu’on soit mal voyant ou qu’on ait des difficultés à se déplacer.

Et en prime, ça, c’est la petite surprise du vendredi, l’Echo annonce encore un petit milliard d’investissements publics, on s’y perd un peu entre les fonds européens du plan de relance, la quote-part belge et le reste. L’enveloppe dont parle l’Echo devrait notamment servir à achever une fois pour toutes la rénovation du Palais de Justice à Bruxelles.

J-100 avant la vie normale ?

En Une un autre chiffre, encore un, dans 100 jours, tout ira mieux.

"D’ici 100 jours, nous vivrons normalement" c’est le Laatste Nieuws qui lance cette phrase en Une, citation du patron de la société pharma BioNTech. Faut-il le croire ? C’est évidemment toute la question.

Nous nous rapprochons forcément à chaque nouveau vaccin un peu plus de l’immunité collective. Et le virologue Marc Van Ranst interrogé sur cette déclaration, l’affirme, en tout cas, d’ici là, la plus grosse partie de l’épidémie devrait être derrière nous. Et même ceux qui n’auront pas encore été vaccinés, à ce moment-là, devraient bénéficier de l’immunité de groupe.

 

Les jeunes bientôt vaccinés

A ce sujet, le Nieuwsblad lui évoque la vaccination des ados. Les jeunes de 16-17 ans pourront bientôt également recevoir un vaccin.

S’ils le souhaitent, et bien entendu, si leurs parents l’acceptent. En Flandre, quelques jeunes ont déjà été vaccinés.

6500 qui devaient faire un stage en hôpital ou dans des résidences de soins. Le Nieuwsblad précise que le vaccin Pfizer a obtenu à ce jour des résultats assez prometteurs même sur des tranches d’âge plus jeune encore, chez les 12-15 ans.

Trop tard pour effacer l’événement la Boum 2 des réseaux sociaux ?

100 jours, ça fait 3 mois et il peut encore se passer beaucoup de choses. La presse en Une, évoque encore les frondeurs bien décidés à braver les interdictions ce week-end.

C’est la formule choisie par la Libre pour évoquer en Une, les rassemblements comme celui prévu ce week-end à Bruxelles.

Cette Boum 2 dont la page Facebook a finalement été retirée du réseau social. Retrait dont l’effet sera sans doute un peu limité, note le Soir, chacun connaissant déjà et le lieu et le jour de ce rendez-vous, même avis, pour la Libre qui écrit "dérisoire et tardif".

Les autorités, elles, rappellent leurs inquiétudes au sujet de ce rassemblement.

L’Avenir, qui éditorialise sur cette bourrasque de rébellion le note, qu’elle soit contenue ou explosive, pacifique ou plus incisive, soutenue ou vilipendée, la contestation semble s’être emparée d’une part importante de la population.

En cela, ce 1er mai pourrait bien être plus que par le passé celui d’un large et profond mouvement de contestation.

 

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