Revue de presse : carton rouge pour la décision de l’UEFA

La décision de l’UEFA est largement discutée dans la presse.

"Quand la Hongrie a voulu persécuter les homosexuels, qu’avons-nous dit ?"

Le Soir et la Libre affichent l’Allianz Arena aux couleurs de l’arc-en-ciel.

C’est un match extra-sportif qui se joue là, match dans lequel l’UEFA se voit attribuer un carton rouge pour sa décision.

L’éditorialiste du Soir s’interroge : quand la Hongrie a voulu persécuter les homosexuels, qu’avons-nous dit ?

Ici, lit-on, ne pas se mobiliser revient à refuser assistance à un groupe d’être humain en danger. Honte à l’UEFA qui a refusé que l’on éclaire le stade aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Chapeau aux villes qui choisiront de prendre le relais, chapeau aux joueurs, qui aborderont un brassard en soutien, chapeau aux spectateurs qui agiteront des drapeaux.

Détourner les yeux à cet instant, ce n’est pas neutre, c’est être lâche, dit le Morgen.

L’UEFA adore arborer des slogans comme "respect" ou "equal game", mais quant à les appliquer, ça, c’est autre chose, écrit le quotidien.

Le racisme, l’homophobie dans les stades et surtout dans les tribunes, c’est une réalité. Que des évènements de masse comme l’Euro ou les JO ou l’Eurovision prétendent pouvoir se dérouler dans un vide politique total, c’est entretenir une illusion grotesque.

Aujourd’hui, les droits des homosexuels, des transgenres sont très concrètement touchés et restreints en Hongrie. Rester silencieux face à cette menace, c’est aussi prendre une décision politique, dit le Morgen et une décision qui est loin d’être neutre.

L’UEFA n’est pas seul à devoir faire des efforts

Le Standaard insiste ce matin, la neutralité s’arrête là où commencent les Droits de l’Homme.

Du reste, l’UEFA n’est pas seul à devoir faire des efforts.

L’Union Européenne est elle aussi confronté à un dilemme équivalent. Jusqu’ici, face aux mesures anti-gays adoptées par le gouvernement hongrois ou polonais, la commission s’en est tenue à des condamnations purement verbales.

C’est pourtant une question cruciale : dans quelle mesure les États membres peuvent-ils mettre en péril des principes fondamentaux de l’Union avant qu’elle n’en soit décrédibilisée ?

La Belgique se met au vert

La presse se remet ce matin à parler du Covid, mais pour donner des nouvelles plutôt encourageantes, dès lundi, la Belgique se met au vert.

C’est la Une de l’Avenir qui explique, notre pays va rejoindre les pays à faible risque, pour ce qui est de la circulation du virus.

En Région wallonne, la barre des 70% d’adultes qui ont reçu leur première dose de vaccins sera aussi atteinte à ce moment-là.

On y est dit la DH : aujourd’hui ou demain, 70% de Belges seront vaccinés.

"Qu’est-ce que ça change, se demande le quotidien ?", ça change qu’on est en bon chemin pour ne plus avoir du tout de patient covid à l’hôpital, explique un médecin.

Ce que ça ne change pas en revanche, c’est que la vaccination doit se poursuivre, explique la Dernière Heure et que les gestes barrières continueront d’être recommandé pour les lieux publics fermés, ou les grands évènements de masse.

 

 

Dommages économiques limités, mais facture salée

Autre manière d’aborder cette douce sortie de crise sanitaire, l’angle économique choisi par le Soir, le rebond, c’est maintenant dit le quotidien en Une.

Un an et demi après l’apparition du coronavirus, le Soir dresse l’état des lieux et envisage les perspectives. Les dommages économiques sont finalement limités, mais la facture pour l’Etat sera salée.

A noter et c’est la Une de la Libre que la Belgique confirme avoir reçu le feu vert de la Commission européenne pour le plan de relance.

Comment la Belgique a convaincu ? C’est l’objet de l’article de la Libre.

Attention, tempère la Libre, en édito, c’est le feu qui est passé au vert. Maintenant, il s’agit de démarrer et pour filer la métaphore de prendre la bonne route qui mènera vers la relance.

L’injection massive de fonds européen ne peut et ne doit pas être dissociée d’une ligne claire de la part du gouvernement. Ligne, accompagnée de la poursuite de la mise en œuvre du programme. Sans quoi, les liquidités européennes s’évaporeront sans avoir fait fructifier quoi que ce soit, le moteur belge aura calé et le feu repasse au rouge.

 

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