Revue de presse : ça pass(e) ou ça casse

L'actualité des journaux ce matin, passe par le pass sanitaire.

"Le Covid Safe ticket dans l'Horeca : ça passe ou ça casse"

C'est le titre du jour de la DH et au goût de l'éditorialiste, ça passe plutôt mal. Le Covid Safe Ticket entre aujourd’hui en vigueur à Bruxelles mais uniquement dans les 19 communes, pas autour. Et encore, uniquement à l'intérieur, pas en terrasse. Et encore, uniquement les clients, pas le personnel. Bref, juge la DH, autant d'aberration quand les chiffres de l'épidémie n'effraient plus personne.

 

En Une, le Soir revient sur la manière. Comment le pass sanitaire s'est imposé à Bruxelles. Et il décrypte en édito, la leçon de mauvaise communication qu'il y a là à prendre. Le ticket initialement prévu pour ouvrir les portes de quelques grands rassemblements de foule est devenu au fil des semaines le seul et unique sésame pour entrer en salle de sport, au ciné ou au resto. Imbroglio de mesures. En sport extérieur, le CST est exigé dans les gradins, à partir de 200 spectateurs. Faudra se compter samedi matin au foot. Imbroglio constitutionnel aussi. Mais il fallait réagir vite aux mauvais chiffres Bruxellois. Quelques semaines plus tard, le pass sauce bruxelloise est arrivé.

 

Sudpresse se fait mode d'emploi "Voici comment vous procurer le pass sanitaire" titre le quotiden. Alors que la Libre, elle, s'inquiète : il y a dans ces dispositions de quoi ruiner la saison des clubs de sport en salle. Et la situation dans la capitale n'est qu'un avant-gout. Et l'Avenir anticipe déjà : "Voici comment le Pass sera imposé en Wallonie dès le 1er octobre" peut-on lire en Une.

 

Menace de pénurie dans les commerces

Autre sujet en une, l’inquiètude des commercants pour les achats de fin d’année. Les pénuries mondiales menacent en effet les ventes de fin d'année. C'est l'Echo qui en fait sa Une ce matin. En cause, le rebond de la demande. Le redressement de l'économie fait exploser la demande de bien et la logistique ne suit pas. Totalement congestionnée dans les principaux port du monde. En clair, il n'y a pas assez de navires porte-conteneur pour transporter la marchandise. ceux qui arrivent à destination se retrouvent face à des quais embouteillés. A Los Angeles, pas moyen par exemple d'absorber le traffic. On estime que pour l'instant, 1 bateau sur 8 attend quelques part pour pouvoir débarquer sa marchandise.

 

Résultat? La durée d'un trajet Asie-Europe est allongée de 18 jours, dit l'Echo. Et résultat du résultat, dans le commerce de détail, chez vous au coin de la rue, les rayons ont beaucoup (beaucoup !) de mal à se remplir. Dreamland se dit serein, ça aidera Saint Nicolas. Mais Mediamarkt, lui, fait déjà face à des retards. Début de semaine, Brompton, le fabricant de vélos pliables, avait déjà prévenu qu’il lui faudrait au moins un an et demi avant de retrouver le cycle normal de production.

 

Les trucs et ficelles de Bart De Pauw

Au nord du pays, le procès de la star de la télé flamande se poursuit. Autant dire qu'on passe un peu à côté de cette histoire, côté francophone. Depuis son lancement, c'est la Une de la presse en Flandre. Avec chaque jour son petit évènement. Hier, le cortège des plaignantes. Ce matin, les excuses et les sanglots de la star, accusée pour rappel de harcèlement et de cyberharcèlement à l'encontre de 13 femmes. 

 

La presse, dans ses titres, n'a pas l'air franchement convaincue. De Pauw a utilisé tous les trucs et ficelles décrypte le Nieuwsblad. Arrivé au tribunal au bras de son épouse, excuses en larmes et surtout, témoignage particulièrement bien calibré note le Laatste Nieuws. De Pauw dit "ne pas l'avoir fait intentionnellement", ne s'être rendu compte de rien. Et cela compte. Dans la qualification des faits, le harcèlement criminel requiert une intention. Les avocats du producteur ont de leur côté attaqué sur les validité des plaintes. Certaines accusations datent d'avant le 15 avril 2016, date avant laquelle les faits n'étaient encore que des infractions. Rendez-vous le 25 novembre pour le jugement.

 

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