Revue de presse : bientôt plus de masque en Flandre ?

La presse se demande ce qu’il faut faire de Bruxelles où le taux de vaccination reste le plus bas.

La Flandre veut assouplir les règles sanitaires, quand Bruxelles veut les durcir

La presse se penche sur le cas de Bruxelles, versus celui de la Flandre.

En Une, Het Laatste Nieuws titre "Plus de masque en Flandre".

Si ça ne tenait qu’aux présidents de l’Open VLD, de la N-VA et du CD&V, la fin du masque serait en vue au nord du pays.

Et dans le même temps, l’appel à des mesures plus strictes à Bruxelles se fait de plus en plus fort.

Donc en Flandre, où on a un taux de vaccination est très élevé, avec 90% d’adultes vaccinés, on demande un assouplissement des mesures anti-covid.

Et à l’inverse, on voit une belle unanimité se dégager pour réclamer que Bruxelles renforce les règles, par exemple en étendant l’obligation du fameux coronapass, pour accéder aux cafés, restaurants ou trains. "Ce serait sans doute la solution la moins dommageable" dit l’éditorialiste du Morgen.

Le problème c’est bien d’atteindre 85% de taux de vaccination parmi les adultes, là où Bruxelles se situe autour de 60% On ne peut pas rendre la vaccination obligatoire à Bruxelles dit le quotidien. Cela pose des problèmes de légalité, et puis comment forcer un adulte à se faire piquer ? Par des amendes ? Ou une quarantaine obligatoire ? C’est trop compliqué.

Alors étendre le coronapass, pour l’instant, les autorités bruxelloises restent hésitantes.

On dirait qu’elles espèrent que la simple menace d’imposer le coronapass dans plus de lieux va motiver les Bruxellois encore récalcitrants.

De Morgen rappelle qu’en France, quand Emmanuel Macron a annoncé l’obligation de ce pass covid, on a compté 800 mille vaccinations en une journée, et 3 millions de prises de rendez-vous.

En tout cas, pour Het Nieuwsblad c’est clair, les actions de sensibilisation, les messages ciblant certains groupes, les vaccibus qui ont sillonné la capitale, les centres de vaccination temporaires installés dans les magasins, tout ça s’est révélé insuffisant.

Les confidences de Marius Gilbert encensées par la presse

 

Un sujet qui sera sûrement sur la table du prochain comité de concertation, ce sera le 17 septembre.

Et toujours en lien avec la pandémie, il y a ces interviews de Marius Gilbert dans plusieurs quotidiens. L’épidémiologiste de l’ULB est dans la presse pour parler de son livre : "juste un passage au JT". Il y raconte ses réflexions, aux différents moments de la crise. Il se confie, sur sa notoriété soudaine, ses doutes, ses erreurs, ses bouffées d’angoisse.

L’occasion aussi pour Marius Gilbert de recevoir de beaux compliments. Voilà comment La Libre décrit son livre : "un ouvrage aux multiples facettes, rigoureux, passionné, humain, humble…"

Il est "l’expert le plus modéré et le plus respecté du côté francophone" dit aussi Le Soir.

"Un livre qu’il faut offrir" dit Béatrice Delvaux.

L’éditorialiste du Soir s’énerve des différentes sorties politiques flamandes du week-end, on en a parlé, qui appellent à lâcher les mesures anti-covid en Flandre.

"Vous n’avez toujours rien compris", c’est ce qu’elle serait tentée de leur dire, après avoir lu le livre de l’épidémiologiste. Parce que justement, ce sont les défauts de la communication vers la population que Marius Gilbert pointe dans son ouvrage. Le monde politique ferait bien de se concerter avant de communiquer vers la population et de la chauffer par des annonces qui lui font plaisir à court terme.

 

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