Revue de presse : beaucoup d’efforts demandés aux jeunes, mais en contrepartie aucune perspective

Les éditorialistes commentent ce matin le sort des jeunes, ils seraient les oubliés de la crise.

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Des efforts, mais aucune perspective pour les jeunes

"Une génération oubliée", c’est comme ça que les nomme Het Nieuwsblad.

On leur demande tellement d’efforts, mais en contrepartie, ils n’ont aucune perspective. Pour l’emploi par exemple : ce n’était déjà par rose avant, mais la crise du Covid a encore plus anéanti leurs rêves d’avenir. Et tout ce qu’il leur restait, leur vie sociale, est maintenant réduite, par des mesures strictes qui les touchent durement. Het Nieuwsbald estime que ce sont les jeunes qui vont payer le prix de cette crise.

Eux qui n’ont pas vraiment de poids politique, qui n’ont pas de lobby ou de parti pour les défendre. Ils ne bénéficient pas du soutien qu’ils méritent.

"Ne pas couler les jeunes", c’est aussi l’appel lancé par L’Echo ce matin, qui plaide pour qu’au moins on garde les écoles ouvertes.

L’éducation est un droit, la sociabilisation est un besoin qu’on ne peut, à nouveau, leur ôter.

Pouvoir laisser les classes et auditoires ouverts relève d’un impératif de société.

Le MR tient à ses privilèges

Et puis, dans De Standaard, on dénonce des privilèges politiques.

Malgré les grandes promesses, les ministres sortants vont garder une partie de leur personnel.

La loi prévoit qu’un ancien ministre peut maintenir à son service deux personnes à temps plein, aux frais du contribuable, et ce pendant plusieurs années.

Un privilège dont la plupart des partis avaient affirmé qu’il appartenait au passé, qu’il représentait une ancienne façon de faire de la politique, et qu’il fallait le supprimer ou en tout cas le réformer.

Sauf que le MR a freiné sur ce dossier. Et comme le souligne De Standaard, la plupart des ministres sortants du gouvernement Wilmès sont des membres du Mouvement réformateur, et ils comptent bien, pour la majorité d’entre eux, faire usage de ce privilège. Untel va garder deux chauffeurs à son service, un autre deux employés, pour leur éviter de tomber au chômage.

Et cette attitude, une semaine après que le gouvernement De Croo a juré de regagner la confiance des citoyens, grâce à une autre façon de faire de la politique, ça fait tache, dit en substance De Standaard.

 

Donald Trump, atterrant

Et puis, il y a un homme qui agace aussi, c’est Donald Trump.

 

Jamais un chef d’État démocratiquement élu n’aura suscité autant de haine que Donald Trump.

Dit La Dernière Heure.

 

"Comment la politique peut-elle tomber si bas ?" se demande Le Soir. "Les derniers mois de la présidence de Trump ne cessent de nous atterrer".

Le quotidien souligne la façon clownesque dont il s’est fait héliporter de l’hôpital pour regagner la Maison Blanche, les mises en scènes puériles de sa contamination.

Il a suffi que Trump "attrape de la fièvre et quelques symptômes du Covid pour qu’il en face une réalité digne d’une superproduction hollywoodienne".

Quel mépris pour ceux qui depuis des mois, luttent contre le virus dans l’indifférence et le déni de celui qui s’en fait aujourd’hui le superhéros.

Quelle indécence aussi de cet homme "qui a privé les citoyens d’une couverture santé digne de ce nom, et qui vante aujourd’hui les bienfaits du traitement médical 5 étoiles dont il a bénéficié mais qui est totalement inaccessible à la majorité des américains."

D’après les sondages, Donald Trump ne devrait pas être réélu, dit Le Soir.

Mais va-t-il respecter le résultat des élections ? Le doute est là.

Tant Donald Trump que son vice-président Mike Pence refusent de dire qu’ils reconnaîtront la validité des résultats. Et ça, ça inquiète l’éditorialiste, qui prévient : "le monde soit se préparer à l’après-élection américaine, qui pourrait marquer la périlleuse déstabilisation de la plus grande démocratie, et bien au-delà".

 

En attendant, c’est un peu la fuite en avant pour Donald Trump, dit L’Avenir.

Comme s’il voulait jouer son ultime va-tout dans la dernière ligne droite avant le scrutin. Donald Trump s’agite, il multiplie les affirmations ridicules, refuse que le prochain débat des candidats à la présidentielle se fasse à distance, comme son état de santé l’exigerait.

D’ailleurs il s’affirme non contagieux. Une attitude qui trahit peut-être une inquiétude de fond, car son rival parait en passe de gagner le duel.

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