Revue de presse : "Avec les vacances qui approchent, nous avons envie de légèreté"

A la Une ce matin une fameuse différence entre le Nord et le Sud du pays.

5 images
© Tous droits réservés
© Tous droits réservés
© Tous droits réservés
© Tous droits réservés

Une envie de légèreté

Au sud, côté francophone, un mot d’ordre qui sonne comme un conseil. À la une de la Dernière Heure :

Continuez de porter votre masque !

Conseil lancé par les experts, car lit-on "les gens ont tendance à le délaisser."

Au Nord, le ton est différent. Nieuwsblad et Morgen l’écrivent en titre : "Les experts demandent l’obligation de porter le masque."

La différence porte donc essentiellement sur la manière de le dire. Sur le fond, le message est sensiblement le même. Les gens sont partout pareils, écrit le Morgen.

Avec les vacances qui approchent, tous nous avons envie de légèreté. Pas de masque. Alors le quotidien s’interroge.

Que faire ? Comment le gouvernement doit-il agir ? Tout bloquer, tout interdire n’est pas la solution.

Un bon compromis serait d’autoriser plus de divertissements mais en imposant des protections plus strictes. C’est une manière de répondre à cette autre question posée par le Soir.

Comment gérer l'irrésistible envie de faire la fête ? Il faudra bien concilier le besoin de socialisation et les règles de distanciation.

La réponse proposée par le Morgen est simple. Autoriser plus de rendez-vous festifs, mais avec un masque obligatoire dès que vous êtes en groupe.

Ce genre de mesure demande du courage, note le quotidien… A plus forte raison de la part d’un gouvernement qui n’a pas été capable de fournir des masques en temps et en quantité suffisante.

Edito qui va donc dans le même sens que celui du Soir, puisque le quotidien écrit ceci. Si la crise sanitaire devait reprendre.

Si la crise économique devait s’amplifier, on aimerait pouvoir dire qu’il y a toujours un ou ajoutons une capitaine à la barre.

Ce serait plus rassurant que la situation actuelle où, la Belgique, son gouvernement et la population semblent naviguer à vue.

Sciences et politiques, un cocktail explosif

Comme si ça ne suffisait pas,

La presse évoque aussi ce matin les tensions entre les experts et la politique…

Oui, 3 mois que 10 experts conseillent les décideurs politiques

Cela revient, pour la Libre, à 3 mois de tensions, de friction.

Parce que, explique la Libre, rarement dans l’Histoire, la décision politique n’aura été aussi tributaire de l’expertise scientifique.

Le quotidien en tire d’ailleurs quelques conclusions… Il faudra, dans le futur se rappeler qu’un bon scientifique ne rend de compte qu’à la science, qu’à la communauté des autres scientifiques. C’est d’ailleurs ce qui donne de la valeur à son expertise

L’élu, à l’inverse, doit composer avec différents intérêts. Parfois très contraire. Il doit aussi être en mesure de faire des compromis. A lui donc garder la main sur la décision finale. Tout en restant transparent sur les raisons de ces décisions.

Ce dialogue, cette tension, il faudra la garder en tête, car la Libre en est sûre, dans un monde toujours plus dépendant des technologies, la bonne gestion politique aura de plus en plus recours à la science.

Les difficultés du secteur textile.

Détricoté, ce secteur du vêtement c’est l’Avenir, qui l’annonce en Une.

FNG, le groupe qui détient Brantano va fermer une cinquantaine de magasins et se séparer de 300 travailleurs.

E5 mode et Célio, deux autres marques de prêt-à-porter attendent eux des décisions judiciaires afin d’éviter la faillite.

La crise sanitaire a inévitablement accéléré les choses mais elle n’est pas ici à l’origine des problèmes. Explique le quotidien… C’est plutôt le modèle économique qui ne fait plus recette : grande chaîne, produit à faible valeur ajouté, difficulté à concurrence la vente en ligne.

L’Avenir veut rester optimiste… La fermeture de ces géants du vêtement doit se lire comme une opportunité pour les commerces indépendants.

 

 

Réécoutez la revue de presse de Nicolas Vandenschrick

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK