Revue de presse : Astra Zeneca réservé aux 56 ans et plus, et si cela refroidissait les Belges ?

Deux mots sont partout dans la presse : AstraZeneca

Une décision qui met "le boxon"

Le vaccin a l’honneur de se payer toutes les Unes du pays ou presque.

Le vaccin est réservé aux 56 ans et plus, c’est ce que l’on peut lire sur de nombreux journaux ce matin. Ou bien "Pas d’Astra Zeneca pour les moins de 56 ans", comme avec l’Avenir.

La Belgique a donc tranché dans le vif écrit le Soir. Le vaccin suédo-britannique sera toujours administré, mais seulement pour les 56 ans et plus et ce pour les 4 prochaines semaines.

Cette décision ne devrait pas retarder la campagne de vaccination analyse le Tijd, le Soir confirme. Cela démontre que les autorités belges donnent la priorité absolue à la vaccination et pour ça, elles s’adaptent.

Coup d’œil à la balance "le bénéfice / risque", c’est positif ou stable ? On fonce, on agit, on ne chipote pas écrit le quotidien.

Alors oui, cette décision, met un peu "le boxon" écrit Sudpresse. La confiance des Belges envers ce vaccin reçoit une fameuse claque, mais il faut faire confiance aux experts poursuit le quotidien.

De la confiance, c’est aussi ce que prône la DH.

Réalisme cynique ?

Une partie de la presse s’inquiète. Elle ne comprend pas cette décision et ça tranche avec l’avis du Soir qui salue l’initiative l’envie d’aller de l’avant et de combiner principe de précaution et obligation de résultat.

La Belgique fait preuve de réalisme, c’est vrai, dit l’Avenir, mais que c’est cynique. Le risque de complication est très rare écrit le quotidien : 64 de thromboses sur 24 millions de vaccinés en Grande-Bretagne.

Mais quand on a un père, une sœur ou que l’on est soi-même victime d’une grave atteinte cérébrale, on se fiche pas mal des statistiques. Là, c’est quitte ou double, défend le journal.

Sudpresse aussi s’inquiète. Cette décision amène de nombreuses questions. Quid de la seconde dose des moins de 56 ans ayant déjà reçu la première ? Et surtout, cela entache encore une fois la confiance des Belges envers ce vaccin établit en un temps record.

Et si cela refroidissait les Belges ? Le taux de vaccination doit être important pour atteindre l’immunité collective, ce genre de dossier n’aide pas.

Mais le Standaard se veut rassurant. Après la grisaille vient le beau temps, après Pâques vient le vaccin de Johnson et Johnson.

Il devrait permettre à la Belgique de réduire sa dépendance au vaccin d’Astra Zeneca et aux plus de 7 millions de doses commandées auprès de la firme.

Le sofagate, une scène qui gêne et qui fâche

Autre actualité qui agite la presse, c’est cette histoire de canapé en Turquie.

Ursula Von Der Leyen debout face à deux hommes assis dans les seuls sièges disponibles, Charles Michel et Recep Tayyip Erdoğan.

La scène est gênante, elle l’est encore plus quand la présidente de la commission marque sa surprise par un petit "hem", écrit le Belang van Limburg. Pour le quotidien, cette scène interpelle. Difficile d’y voir autre chose qu’un signe misogyne. En effet tout est réglé comme du papier à musique donc difficile d’y voir un oubli, écrit Het Laatste Nieuws.

Pour le Belang, c’est donc clair :

Erdogan ne négocie qu’avec les hommes.

La Libre est donc claire, la Turquie veut intégrer l’Europe, elle vient de s’autocensurer.

Mais le Morgen lui pointe du doigt Charles Michel et son absence de réaction.

Pour l’Echo, cette scène symbolise à la perfection celle d’un binôme qui tente de rouler en tandem, mais qui ne pédale pas à la même vitesse, résultat, ça déraille et ça chute ajoute Het Laatste Nieuws. Et ça, ça pose un problème, surtout quand cela arrive devant des dirigeants tels qu’Erdogan, Poutine ou Xi Jinping.

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