Revue de presse : a-t-on le droit de faire taire Donald Trump ?

Dans la presse, cette question posée par vos journaux : a-t-on le droit de faire taire Donald Trump ?

Plus de post, pas de tweet

Pour Donald Trump, cette fin de mandat rime avec silence réseaux.

Le président américain a été banni des principaux médias sociaux, note Libération qui s’interroge.

Est-ce bien légal tout cela ? Faire taire le président élu d’une démocratie ? Organiser un impeachment numérique ?

D’ailleurs n’est-ce pas en fait un peu tard ? Agir à moins de 15 jours de son départ de la Maison Blanche ?

Si, si c'est tard, concède Libération. C’est même très tard voire trop tard au regard des années de mensonges et de propos racistes que le président américain a eu l’occasion de proférer.

 

Censure légale, suppression éditoriale

Pour le Standaard, d’ailleurs, les GAFA ne font pas beaucoup mieux que ces députés républicains qui ont attendu la prise du Capitole pour enfin s’éloigner du président Trump.

Mais pour le reste, écrit Libération en édito, si, c’est parfaitement légal.

Le droit américain consacre les fameuses conditions générales d’utilisation, ce texte qu’on accepte sans le lire au moment de s’inscrire sur un réseau social.

Bien sûr, admet le quotidien français, il y a une balance à trouver. Un équilibre difficile entre le besoin de modération et l’excès de censure par une entreprise privée.

Car oui, écrit Libération, c’est bien de la censure, fût-elle légale. Et pour certains, bienvenue.

Tout le monde n’est pas exactement d’accord sur la nature même de l’intervention.

Supprimer un tweet ou l’autre, ça, ce serait le simple exercice du droit. Mais virer tout proprement l’utilisateur, c’est fort différent. Ici, les réseaux ont pris une décision éditoriale, lit-on dans le quotidien français. Et cela fera date. Fini de se cacher derrière le statut d’hébergeur de contenu. Twitter et les autres devront désormais assumer les contenus qu’ils permettent de diffuser.

Qui fixe les règles des plateformes ?

Du reste, le fait qu’une poignée de milliardaires à la tête de certaines entreprises technologiques puisse faire taire un président ne manque pas de sonner l’alarme, dit le Standaard.

Le problème, écrit le quotidien en édito, c’est qu’il n’appartient pas aux plateformes de définir pourquoi elle bannisse un utilisateur.

Non, cela doit revenir aux élus de garantir des règles du jeu équitables. Et d’en fixer les limites.

La grande technologie n’a pas à être la gardienne de la liberté d’opinion. Cela appartient à la politique. A travers le parlement en raison du mandat reçu des électeurs.

Du reste, d’ailleurs, la liberté d’opinion de Donald Trump est toujours parfaitement intacte. Il reste en droit de penser ce qu’il veut.

Sa liberté d’expression n’a, elle, non plus pas diminué d’un chouïa. Il peut tout autant que la semaine dernière déclarer ce qu’il souhaite.

C’est juste qu’il ne peut plus le faire sur les réseaux sociaux.

 

Des chiffres qui rassurent, des chiffres qui inquiètent

En Une, quelques chiffres. Certains rassurent. D’autres inquiètent.

140.000 par jour, voire le double. En Flandre, la vaccination est en train d’atteindre sa vitesse de croisière. Et c’est plutôt une bonne nouvelle.

Au point d’ailleurs que la presse se fixe déjà une échéance.

Les Flamands tous vaccinés pour l’été, dit la Gazet Van Antwerpen.

Chic et si ce n’est pas trop demandé, on mettra tous les autres dans le même panier, les Bruxellois, les Wallons, les germanophones et même ceux qui ne parlent aucune de ces langues !

Tous bientôt vacciné, oui, mais à condition ajoute la presse que les fabricants fabriquent et que les livraisons suivent.

Du reste, côté francophone on s’inquiète moins des piqûres ce matin que des nouvelles contaminations (+11%), un pic de contamination à Bruxelles, deux autres en Brabant.

Ce sont des chiffres inquiétants, dit le Soir, qui ouvre ses colonnes au président de la société scientifique de médecine générale. Thomas Orban qui l’affirme, il y a un frémissement inquiétant. Du genre de celui perçu fin août, un peu avant le début de la seconde vague.

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