Revue de presse : 40 milliards de pertes par an en cas de confinement

La presse envisage sérieusement les scénarios d’un deuxième confinement !

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Agir localement, progressivement et de manière ciblée

Cette hypothèse-là, c’est la Une du Soir. Les scénarios d’un deuxième confinement, ce serait l’option du pire écrit le Soir.

Le quotidien en est convaincu, on peut s’adapter à tout surtout quand on n’a pas le choix. Mais psychologiquement, comme économiquement.

Une remise à l’arrêt du pays, personne ne le souhaite.

Alors, parmi les pistes sur la table, il y a oui des reconfinements.

L’idée des autorités ce serait d’agir en fonction des risques. Et de le faire, progressivement, localement. A l’échelon des communes, ou des provinces, ou des régions. C’est louable, mais ça comporte un gros mais. La Belgique est toute petite.

En un trajet d’autoroute, on passe plusieurs fois d’une commune à l’autre, et d’une région à l’autre.

Confiner trop localement n’aurait pas de sens.

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Un reconfinement, catastrophique pour les entreprises

Economiquement, l’Echo a calculé, cela coûterait 40 milliards d’euros.

40 milliards de pertes par an en cas de confinement, c’est évidemment énorme. D’autant qu’il s’agirait dit le quotidien de perte permanente, pas uniquement des achats reportés en attendant des jours meilleurs.

Pour les entreprises aussi, ce serait catastrophique.

65.000 sociétés sont déjà diagnostiquées très fragiles. Elles ne survivraient sans doute pas à ce reconfinement.

Pour éviter ce scénario, il y a déjà quelques mesures sur la table. Notamment ce fameux couvre-feu, décision par exemple prise en Brabant Wallon.

15 jours de couvre-feu, titre l’Avenir, c’est plutôt 15 nuits, puisque c’est, entre 1h et 6 h que l’interdiction de sortie s’appliquera.

C’est la plus importante mesure annoncée hier, juge le gouverneur de province.

Mais c’est bien pour éviter le reconfinement généralisé que la Wallonie met en place ces couvre-feux localisés, explique la Libre.

La province du Luxembourg est également visée par le couvre-feu.

Les hôpitaux renforcent leurs mesures

Autre mesure, l’ouverture de nouveaux lits en soins intensifs.

Dès demain, prévient le Standaard, il faut 200 places supplémentaires dans les hôpitaux.

C’est donc officiellement une nouvelle phase qui s’ouvre.

Jusqu’ici les hôpitaux devaient réserver 15 lits sur 100 au patient Covid.

Désormais il en faut 25%. Et à lire le Standaard, ce volume de places sera très probablement rempli très rapidement.

Un tiers des hôpitaux étaient déjà à ce stade.

Faut-il laisser les écoles ouvertes ?

La question qui préoccupe aussi beaucoup de monde, c’est celle des écoles

A ce stade, pas de fermeture officiellement prononcée. C’est ce que la ministre a répété hier, mais, c’est ce qui menace, estime la Dernière Heure.

A commencer par le secondaire, les plus de 12 ans, lit-on côté flamand le deuxième et le troisième cycle où une présence à mi-temps pourrait prochainement être mise en place.

Le Morgen pour l’enseignement flamand, s’interroge sur la pertinence de ce maintien des écoles ouvertes. C’est peut-être un bon choix de société. Dommage regrette le quotidien que cette décision ne repose pas une analyse des risques correctes et équitables.

Bref, il y a déjà un enchevêtrement de mesures pour tenter de contenir le Corona, titre le Tijd, sous question du quotidien économique.

Est-ce que cela suffira ?

Politiquement, tout le monde est sur le pont et peut-être que l’erreur est là.

Le plus grand danger dans les jours qui viennent, ce serait de s’emmêler les pinceaux.

Croire que les écoles fonctionnent en bulle de trois et qu’un couvre-feu est imposé sur le télétravail.

Même si la tempête fait rage, parce que la tempête fait rage, il faut justement garder son calme.

Des mesures ont été prises la semaine dernière. Nous ne saurons qu’en début de semaine prochaine si elles ont porté leur fruit.

Entre-temps, ce qu’il faut garder à l’esprit, le critère pertinent, c’est celui des hospitalisations. En définitive, c’est le seul qui compte.

Notre système hospitalier peut-il tenir le coup. Est-il capable de gérer la vague de patient qui arrive ?

Aujourd’hui la réponse est oui, constate le Tijd. Toutes les mesures prises jusqu’ici ont pour but de maintenir ce système à flot.

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