La revue de presse : 2020, l’année du covid et de la délation ?

La presse s’inquiète ce matin et elle se demande où on va.

 

Qu’est-ce que ce virus nous fait faire ?

 Mais que nous arrive t-il demande la Libre ? Qu'est ce que ce virus nous fait faire?

Le quotidien fait ici références aux délations qui s'enchaînent.

La chasse au sorcière c'est démodé. La tendance, c'est la chasse aux contrevenants.

Aux coiffeurs illégaux, aux gites bondés, aux familles qui se rassemblent.

Le gouvernement voulait une seule équipe forte, soudée pour lutter contre le covid écrit Het Laatste Nieuws.

11 millions de joueurs, 11 millions de belges unis, il faut bien reconnaitre que l'équipe est divisée, même le Standard a un meilleur bloc équipe.

Alors c'est vrai, certains joueurs se sont disqualifiés seuls écrit le quotidien flamand. Les organisateurs de lockdown parties par exemple, ceux qui organisent des rassemblements de plus 15 personnes aussi ou encore les vrai joueurs de foot, vous savez ceux qui s'embrassent après chaque but alors que vous, vous pouvez pas faire la bise aux proches qui ne vivent pas sous votre toit.

Mais faut-il pour autant balancer ses voisins qui se rassemblent à 5 dans le jardin au lieu de 4? Le quotidien flamand n'est pas convaincu et parle de pente dangereuse. On pourrait basculer dans la délation générale. 

Tout le monde peut fauter

C’est aussi ce que dit la Libre.

Comment allons nous vivre après la crise si aujourd’hui on balance à tout va ?

Si le voisin, le passant est un ennemi en puissance qui guette et veille au respect des mesures.

Si dernière sa fenêtre, le Belge surveille, une main sur le rideau, l’autre sur le téléphone.

Certains régimes antérieurs ont instauré ça, écrit Het Laatste Nieuws et croyez-moi ajoute le journal, vous ne voulez pas revivre ça.

Alors la Libre le reconnaît. Il faut respecter les mesures, c’est la base.

Il faut éviter les soirées, les gros rassemblements. Plus difficile, éviter de voir ses parents, éviter les câlins inutiles. Et c’est là que c’est problématique, c’est ce côté humain qui nous manque.

Cette chaleur, alors oui, un écart n’est pas impossible. Het Laatste Nieuws le dit aussi :

Tout le monde peut fauter, du coup avant d’appeler la police pour signaler le comportement d’un voisin, il faut être irréprochable. Et dans certains cas, on ferait mieux de balayer devant sa porte.

Bref que celui qui n’a jamais pêché lance la première pierre.

 

Destination : zone rouge

Finalement, la presse appelle à la solidarité, c’est ensemble qu’on y arrivera.

Ce message on le répète depuis des mois, alors autant dire que les images de l’aéroport de Charleroi bondé ont fâché le Nieuwsblad.

On y voit des dizaines, voire des centaines de voyageurs entassés dans le hall des départs.

Hallucinant, écrit le quotidien, à ses yeux des dizaines de milliers de Belges pensent a eux avant de penser aux autres.

Encore une fois, notre équipe de 11 millions joueurs n’a pas vraiment le sens du collectif.

Mais tout le monde a son excuse pour jouer solo et voyager :

Je vais voir mémé qui vit à l’étranger, j’ai besoin de soleil.

Et tout le monde affirme haut et fort qu’au retour on respectera la quarantaine.

Le Nieuwsblad a un sentiment de déjà-vu, ça ressemble vaguement à la fin de l’été tout ça. Le problème c’est que ces comportements, sape la motivation des autres Belges. Difficile de poursuivre les efforts, ça provoque aussi une certaine jalousie.

Et comme écrit Het Laatste Nieuws, cette jalousie pousse à la délation.

Quand le policier devient le défouloir

Ces délations ont aussi des conséquences pour la police, c’est elle qui est chargée d’intervenir dans ces situations.

Et ces interventions sont difficiles écrit le journal le Soir.

Elles sont intrusives, c’est le meilleur moyen de se mettre le citoyen à dos. Et il faut dire clairement les choses. Aujourd’hui, l’image de la police est écornée.

Elle représente l’autorité, celle qui fait appliquer des mesures parfois incomprises par la population.

Alors le policier passe pour le méchant, il devient le défouloir.

Le président de la CSC publique s’explique, sur les réseaux sociaux, les policiers sont la cible du moment. Accusés de racismes, de violences. Est ce justifié ? Cela dépend des dossiers et c’est à la justice de trancher, mais il faut bien reconnaître que même en l’absence de preuves claires, la police est rapidement pointée du doigt.

Tout cela est évidemment négatif pour les hommes en bleu, le président du syndicat chrétien est d’ailleurs clair :

Le risque de burn-out et de dépression augmente.

C’est ça et non pas la surcharge de travail qui aura la peau de nos policiers.

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