Travailler à un islam de Belgique: "Ca n'a pas été facile"

Travailler à un islam de Belgique: "Ca n'a pas été facile"
Travailler à un islam de Belgique: "Ca n'a pas été facile" - © Tous droits réservés

Comment former les imams chez nous ? C’est l’une des pierres angulaires du développement d’un islam de Belgique. A l’heure où l’exécutif des musulmans de Belgique change de président, Soir Première a reçu son ex-président, Salah Echallaoui, qui est devenu aujourd’hui vice-président de cet exécutif. Il a fait le point sur les avancées et les difficultés avec Jean-François Husson, coordinateur de l’Observatoire des relations administratives entre les cultes, la laïcité et l’Etat.

Après deux ans à la tête de l’exécutif des musulmans de Belgique, Salah Echallaoui a l’impression d’avoir posé les jalons d’un islam de Belgique. Il dit avoir travaillé sur plusieurs chantiers : "Nous avons organisé des formations continues pour les imams reconnus, et ce en partenariat avec le monde académique, le monde universitaire".

Mais la formation des imams n’est pas le seul vecteur de changement au sein de la communauté islamique. L’accent a été également mis sur la formation des enseignants : "Du côté francophone, poursuit Salah Echallaoui, nous avons mis en place une formation pour les professeurs de religion islamique. A présent, la seule formation reconnue, c’est le certificat de la didactique du cours de religion islamique, qui est en partenariat avec l’UCL".

 

Faire face aux pressions

Cet encadrement de l’universitaire, tant pour la formation des imams que des enseignants, a été encouragé par les autorités. Et pour Jean-François Husson, il est clair que les avancées sont visibles : "Dans l’ensemble des dossiers, des pas importants ont été accomplis, même si certains estiment qu’il fallait aller plus loin. Il faut se rendre compte de la masse de travail que représente ce qui a été expliqué. Et il faut aussi comprendre l’implication de Salah Echallaoui, qui a dû faire travailler de concert les différentes composantes de l’exécutif des musulmans de Belgique, sachant que certains groupes n’étaient pas très enthousiastes à l’égard de ces différents projets".

Un constat effectivement confirmé par Salah Echallaoui : "Ca n’a pas été facile. On a eu des pressions, et on continue à les avoir. Il y a un certain conservatisme que nous constatons dans quelques tranches de la communauté, et ce même au niveau des imams. Mais j’ai supporté tout cela, et j’ai continué à travailler".

 

Des chantiers qui doivent être concrétisés

Malgré un bilan positif constaté, Jean-François Husson estime que beaucoup de dossiers sont à concrétiser ou à finaliser : "C’est là qu’il faudra juger la nouvelle équipe en termes de réalisation. C’est le cas par rapport au projet de nouvelles formations pour les imams à la rentrée avec les institutions académiques. Cela pourrait peut-être déboucher, dans le futur, sur une faculté de théologie islamique".

Pour réécouter l’intégralité du débat de Soir Première :

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