« Si vous êtes ministre » : Rudi Vervoort (PS), tête de liste pour les régionales à Bruxelles

Dans Soir Première, Arnaud Ruyssen a décidé d’inviter chaque soir, pendant trois semaines, un candidat ou une candidate aux élections du 26 mai prochain. Chacun doit répondre à des questions posées par des acteurs de la société civile. Ce jeudi, c’est à Rudi Vervoort, actuellement ministre-président bruxellois, de se prêter au jeu.

Cela fait maintenant six ans que Rudi Vervoort est à la tête du gouvernement bruxellois. Une fonction qui visiblement lui plaît, puisqu’il est candidat à sa succession. Et il semble optimiste : « Je pars de l’hypothèse, et c’est l’objectif que le Parti socialiste s’est fixé, d’être la première formation politique dans cette région. Donc l’objectif est de prendre la présidence. Et je crois que… Enfin, le citoyen tranchera ! ».

Loi climat : « Le blocage venait de la Flandre, et de la N-VA »

Durant l’émission, Céline Tellier, d’Inter-Environnement Wallonie, a eu l’occasion de lui poser cette question : « Les récentes discussions autour d’une loi climat ont souligné à quel point la gouvernance climatique était problématique. Si vous êtes ministre, quelle mesure proposerez-vous pour faire en sorte que la politique climatique soit mieux coordonnée ? »

« Le fait que cette loi climat n’ait pas été votée, c’est un échec cuisant et une non-réponse à l’appel lancée par les jeunes, admet Rudi Vervoort. Mais cela dit, cela n’a pas empêché la région bruxelloise de prendre certaines mesures. Et on a un bilan extrêmement riche en matière climatique, notamment au niveau de la qualité de l’air ».

Sur les difficultés de coordination entre les différentes entités fédérées, Rudi Vervoort pointe sans hésiter un coupable : « Concernant la loi climat, la panne provenait de la Flandre, et plus clairement de la N-VA. Et finalement, la ministre Marghem n’a été que le porte-voix de ce que la Flandre voulait et ne voulait pas. Il ne faut pas tourner autour du pot. C’est un problème communautaire. On l’a bien vu en comité de concertation ».

Alors faut-il rouvrir le débat sur la refédéralisation de certaines compétences, comme le préconisent certains partis ? « Je ne pense pas que c’est une bonne idée, répond le ministre-président. En revanche, ce qui pourrait être mis en place, c’est mettre chacun devant ses responsabilités dans le cadre d’une agence interfédérale. C’est ce qui a manqué dans cette législature : une dynamique commune. Depuis la sixième réforme de l’état, les régions et les communautés ont pris à bras-le-corps leurs nouvelles compétences. Mais là où il fallait un dialogue interfédéral, cela n’a pas fonctionné ».

Pour le ministre-président bruxellois, c’est au nord du pays que la prise de conscience doit être opérée : « Personnellement, je reste relativement optimiste, non pas sur le fait que la N-VA devienne subitement climato-active, mais parce qu’il y aura une pression des opinions publics tous partis confondus. Ce mouvement dépasse la ligne gauche-droite, et il y a une véritable attente des citoyens ».

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