« Si vous êtes ministre » : Marie-Christine Marghem (MR)

Dans Soir Première, Arnaud Ruyssen a décidé d’inviter chaque soir, pendant trois semaines, un candidat ou une candidate aux élections du 26 mai prochain. Chacun doit répondre à des questions posées par des acteurs de la société civile. Ce jeudi, c’est Marie-Christine Marghem, Ministre fédérale de l’énergie, de l’environnement et du développement, qui s’est prêtée au jeu.

Le ministre se présente deuxième sur la liste pour la Chambre dans le Hainaut et si à l’issue de ce scrutin elle intègre le nouveau gouvernement, elle veut que la loi climat soit votée par le Parlement. « Le premier choix que l’on doit faire, c’est voter cette loi climat en regardant comment sera composé le nouvel hémicycle parlementaire », explique la ministre.

La loi climat, l’un des grands enjeux de cette législature. Son objectif est de relever les ambitions climatiques de la Belgique lors de prochaines années. Il sera difficile de l’adopter, Marie-Christine Marghem en convient : « Tout le monde reconnaîtra qu’il est difficile d’avoir des majorités qualifiées dans notre pays, j’espère qu’il y aura un renouvellement de parlementaire notamment aussi au sein de la N-VA ». Si un vote n’est pas possible, il faudra alors se tourner vers d’autres options et un accord de coopération reste une figure juridique intéressante, selon la ministre. Pourquoi ? « Parce qu’il permet aux quatre pouvoirs, les trois régions et le fédéral, de se lier pour adopter un trajet irréversible afin de mener à une diminution de gaz à effet de serre voulue en 2050 à savoir une diminution de 95 à 100% des émissions. »

Il y a urgence

La ministre reconnaît qu’il y a urgence et qu’il faut agir vite pour arriver aux objectifs de diminution des gaz à effet de serre notamment. Pour elle, cela passe par un mélange plus important d’énergies propres, comme l’éolien en mer du Nord. Selon la ministre, il pourra à l’avenir fournir l’équivalent en électricité de quatre centrales nucléaires, soit 20% de la consommation belge. Elle explique aussi que le travail devra continuer aussi au niveau des régions : « Il faudra continuer le développement du renouvelable comme les panneaux solaires, la géothermie, l’éolien ».

Marie-Christine Marghem insiste également sur l’impact positif que peut avoir l’économie circulaire : l’idée que les biens sont produits pour pouvoir être réutilisés à la fin de leur durée de vie, qu’ils restent dans le circuit économique afin de réaliser d’autres produits. Pour la ministre, cela permettra de dépenser moins d’énergie, mais cela aura aussi un impact non négligeable sur l’emploi. Marie-Christine Marghem explique : « L’économie circulaire est un gisement d’emploi et comme tout ce qui concerne les métiers du renouvelable, cela aura un impact très positif sur notre produit intérieur brut et sur la richesse de notre pays ». Elle se dit convaincue que toutes ces mesures peuvent fonctionner.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK