« Si vous êtes ministre » : Jean-Claude Marcourt (PS), tête de liste régionale à Liège

Dans Soir Première, Arnaud Ruyssen a décidé d’inviter chaque soir, pendant trois semaines, un candidat ou une candidate aux élections du 26 mai prochain. Chacun doit répondre à des questions posées par des acteurs de la société civile. Ce mercredi, c’est Jean-Claude Marcourt, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et des Médias en Fédération Wallonie-Bruxelles, qui s’est prêté au jeu.

La tête de liste pour le Parti socialiste a choisi d’aborder la question de l’éthique. Une question qui lui rappelle les affaires qui ont secoué son parti (Publifin/Nethys, Samusocial…) lors de la dernière législature. Jean-Claude Marcourt s’engage à revoir prochainement le management de Nethys, ce qui inclut le départ de Stéphane Moreau de la tête de Nethys. « Dans les semaines et les mois qui viennent, c’est quelque chose qui sera fait, je l’ai déjà dit, je lui ai déjà dit et c’est quelque chose que nous ferons », explique le ministre. Le départ de Stéphane Moreau, c’était notamment l’une des recommandations de la commission d’enquête parlementaire Publifin. Des avis qui sont extrêmement importants pour Jean-Claude Marcourt, bien que peut-être trop nombreux, « pas assez ciblés ». Il affirme : « Nous devons transformer le groupe avec deux préoccupations : le service aux citoyens et l’emploi ».

Stop au béton

Autre aspect abordé durant l’interview, ce chiffre : 18km² de terres sont urbanisées chaque année, pour des lotissements, de nouvelles routes ou des infrastructures économiques. Pour Jean-Claude Marcourt, il est temps de mettre fin à cette bétonisation et agir vite. « L’aménagement du territoire sera sûrement l’un des enjeux les plus importants de la prochaine législature. L’horizon d’un stop béton en 2050. Il faut l’anticiper selon moi », affirme le ministre. Il explique également que pour lui, la logique des quatre façades comme base du logement est aujourd’hui obsolète. Selon lui, l’étalement de l’habitat a fait en sorte que l’on a pris en charge des coûts de structures extrêmement difficiles. Il estime que « si nos routes ne sont pas entretenues, si on a des problèmes de protection civile, de sécurité en termes d’incendie ou de sécurité pour la santé ; c’est parce qu’on a laissé l’habitat s’étaler sur nos territoires ». Jean-Claude Marcourt avance des pistes de solutions : réfléchir à l’urbanisation mais aussi à la construction. Il envisage un grand plan d’isolation des maisons et veut promouvoir la capacité de renouveler les habitats dans les villes et pas « simplement les regarder se déstructurer ».

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