« Si vous êtes ministre » : Catherine Fonck (cdH), candidate à la Chambre

Dans Soir Première, Arnaud Ruyssen a décidé d’inviter chaque soir, pendant trois semaines, un candidat ou une candidate aux élections du 26 mai prochain. Chacun doit répondre à des questions posées par des acteurs de la société civile. Ce mardi, c’est à Catherine Fonck, actuellement cheffe de groupe cdH à la Chambre, de se prêter au jeu.

Catherine Fonck est candidate pour un mandat de députée, puisqu’elle est tête de liste à la Chambre dans le Hainaut. Elle qui a été ministre en 2004, elle semble vouloir cette fois réitérer l’expérience : « Je l’ai été pleinement pendant cinq ans, et il faut bien le reconnaître… En politique, là où vous avez les leviers les plus importants pour faire avancer le shmilblick, et pour concrétiser des projets, c’est avec un mandat ministériel. Parce que quand vous êtes parlementaire, oui, vous participez à faire des lois, et c’est très bien. Mais en même temps, ce ne sont pas forcément les lois qui font les projets les plus concrets, les plus efficaces pour l’ensemble des citoyens. Mais cela dit, être ministre pour faire n’importe quoi, cela ne m’intéresse pas. Je ne le ferais pas juste pour avoir un titre de ministre ».

Remettre la pension à 65 ans ? « Ce n’est pas la bonne question »

Durant l’émission, Catherine a notamment répondu à la question de Rik Van Cauwelaert, journaliste au quotidien De Tijd : « Si vous êtes ministre, allez-vous remettre le compteur pour les pensions 65 ans, ou allez-vous maintenir l’âge de 67 ans comme l’a établi le gouvernement de Charles Michel » ?

Une question qui devrait assez facilement être tranchée par un « oui » ou un « non ». Et pourtant Catherine Fonck reste évasive : « C’est une question cash, mais je suis désolée… Autant la question des pensions est fondamentale, autant aborder ce dossier par la lorgnette de 65 ou 67 ans… Pour moi, ce n’est pas la bonne question ». Arnaud Ruyssen insiste : « C’est quand même important comme question pour les gens… ». Elle répond : « Non, je suis désolée, l’important d’abord la durée de carrière, ensuite le taux d’emploi total, et enfin le taux d’emploi entre 55 et 65 ans ».

Son parti, le cdH, partage-t-il cet avis ? En tout cas, difficile de trouver la réponse à cette question dans leur programme politique. « On comprend un peu mieux pourquoi », commente Arnaud Ruyssen. Mais Catherine ne tranchera pas : « La vie, ce n’est pas tout noir ou tout blanc. Ce dossier, il doit être abordé pour l’articuler beaucoup plus avec l’emploi, et avec une politique incitative positive ». « Ce que je veux dire, c’est qu’imposer la pension à 67 ans comme on l’a fait sous cette législature, ça ne sert à rien. Mais si demain, on remet la pension à 65 ans en se disant que cela va aller tout seul, de la même manière, cela ne servira à rien ».

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