Remplacement des F-16: le MR tenté par l'offre française

Remplacement des F-16 : le MR tenté par l’offre française
Remplacement des F-16 : le MR tenté par l’offre française - © JOHN THYS - BELGA

L’armée avait prévenu : les avions de la défense belge doivent faire peau neuve. Les quelques 160 avions chasseurs F-16, qui sont en activité depuis 1975, seront donc remplacés prochainement. Mais la question est par qui ?

A la suite d’un appel d’offre lancé par l’armée belge, deux avions sont dans la course : le F-35 américain, et le Typhoon du consortium européen Eurofighter. Leurs candidatures seront analysées selon des critères bien précis.

Puis parallèlement à ces deux options, la France a créé la surprise en dévoilant qu’elle aussi avait une proposition à mettre sur la table. Elle porte le nom du Rafale de Dassault. Mais dès lors que les Français ne sont pas passés par la procédure de l’appel d’offre, peut-on considérer leur candidature comme valable ?

Selon Richard Miller, député MR à la Commission Défense de la Chambre, cette piste doit être sérieusement étudiée. Et pourquoi être empruntée si les garanties sont suffisantes : " On étudie la possibilité française qui est venue s’ajouter en dehors de l’appel d’offre. C’est une position que M. Reynders a défendu au niveau du gouvernement. Mais il y a un travail juridique qui doit être fait pour savoir si on peut procéder de la sorte. Si oui, alors seulement on pourra étudier la solution sur le fond. Donc en bref on est tenté, mais il faut bien être certain qu’il n’y a ait pas d’aventures juridiques ".

Le député cdH Georges Dallemagne, également à la Commission Défense, défend aussi l’option française, mais invite à aller droit au but : " La question est de nature politique. Veut-on vraiment une Europe de la défense ? Si on le veut, il faut arrêter la procédure actuelle d’appel d’offre. Il est dit dans la procédure qu’elle peut être arrêtée à tout moment ".

Que ce soit côté MR ou cdH, les retombées économiques que susciteraient le choix du Rafale français sont intéressantes et à prendre en compte. Notamment la création de 1500 emplois en Wallonie selon le syndicat CSC. " Mais il n’en reste pas moins qu’il faut un appareil qui réponde aux missions qui leur sont confiées. Donc il faudra qu’en matière d’efficacité il réponde aux critères " conclut Richard Miller.

Retrouvez l'entièreté du débat CQFD sur Soir Première.

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