Pacte sur la migration: Olivier Chastel considère que la N-VA est "irresponsable"

Le gouvernement est-il sur le point de tomber ? Il semble en tout cas qu’il ne tient plus qu’à un fil… En cause, encore et toujours le pacte de l'ONU sur la migration. Charles Michel est bien décidé à le signer le 10 décembre prochain à Marrakech, alors que la N-Va refuse d’approuver le texte. Ce matin, Bart De Wever a expliqué qu'une déclaration interprétative de ce pacte de l'ONU ne suffirait pas. Alors quelle solution reste-t-il ? Tentative de réponse avec Olivier Chastel, président du MR, dans Soir Première.

Arnaud Ruyssen : Vous avez entendu ce qu’a dit Bart de Wever ce matin. Il a répété que son parti ne soutiendrait pas un gouvernement qui va à Marrakech pour approuver ce texte. Mais pour vous, il y a encore une solution possible entre Charles Michel et la N-VA ?

Olivier Chastel : En tout cas, Charles Michel s’emploie à trouver une sortie de crise. Il a réuni le gouvernement restreint cet après-midi. Je pense qu’il le refera encore demain, en discutant le fond du texte, parce qu’au MR comme au CD&V ou au Vld, on ne partage pas l’analyse de la N-VA. Nous, nous voulons travailler à ce défi de la migration de façon globale, concertée, non seulement par les pays européens mais par les pays du monde entier. Surtout que ce texte est en accord avec la politique du gouvernement en matière d’asile. Il distingue clairement légale de la migration illégale, et il condamne le trafic des passeurs.

Arnaud Ruyssen : Quand on entend les deux parties, on se dit que personne ne reviendra sur ses propos, et qu’une solution est impossible à trouver…

Olivier Chastel : C’est la raison pour laquelle nous sommes étonnés de cette détermination de la N-VA, alors qu’en même temps, elle dit qu’elle ne veut pas faire tomber le gouvernement, qu’elle ne veut pas de crise, et qu’on a encore du pain du la planche. Donc c’est assez inconséquent dans le chef de la N-VA, après avoir assisté pendant deux ans à l’élaboration de ce texte à l’échelle mondiale, de venir avec cette attitude-là aujourd’hui. C’est assez irresponsable.

Arnaud Ruyssen : Est-on vraiment encore en train d’essayer de sauver le gouvernement, ou est-on déjà dans l’analyse du " A qui la faute si le gouvernement est tombé ? "

Olivier Chastel : Absolument pas ! Mais il est quand même paradoxal de faire un volte-face pareil sur un sujet tel que celui-là, tout en disant ne pas vouloir faire tomber le gouvernement. Alors que dans le chef du Premier ministre, la volonté est bien de trouver le chemin pour le gouvernement franchisse cet obstacle. C’est pour ça que le gouvernement sera à nouveau réuni demain pour se pencher sur le fond du texte. Mais vous me permettrez de ne pas en dire plus sur les pistes de solutions, car ce n’est pas en en débattant dans les médias qu’on va les préserver.

Arnaud Ruyssen : Mais vous y croyez toujours ?

Olivier Chastel : Oui ! Tant qu’on n’en arrive pas au constat définitif que les positions sont irréconciliables, Charles Michel s’emploiera à trouver cette solution.

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