Le gouvernement en affaires courantes: et alors?

La semaine a été très chargée pour le gouvernement minoritaire, le "Michel II". Que cherche la N-VA ? Un gouvernement en affaires courantes se confirme-t-il ? Quels risques cela pourrait représenter pour le pays ? pierre-Yves Meugens a tenté de répondre à ces questions avec ses invités, dans Soir Première.

Un gouvernement en affaires courantes?

Les députés mettent la pression sur la nouvelle version du gouvernement Michel, notamment via cette motion qui demande le vote de confiance au Parlement. Si le Premier ministre s'y soumet mardi prochain, mais qu'il n'obtient pas cette confiance, le gouvernement passerait en affaires courantes. Mais, comme le rappelle, Philippe Walkowiak, de toute manière, cela arrivera à la fin du mois d'avril prochain. Francis Van de Moestyne précise d'ailleurs : "Ça rendra le gouvernement belge plus stable d'être en affaires courantes que d'être en permanence l'otage de plusieurs partis avec lesquels il essaiera de conclure des "accords de majorité" pour faire progresser l'un ou l'autre sujet. Les affaires courantes, ce n'est pas honteux, en soi. Et on ne tue pas un mort : le gouvernement en affaires courantes sera à l'abris de toute autre motion !" Et il est bon de se rappeler que, même si le gouvernement tombait la semaine, la période d'affaires courantes serait relativement brève, jusqu'aux élections. Et puis, environ 6 mois après les élections de mai prochain pour former un nouveau gouvernement. Donc, quoi qu'il arrive, il n'y aura pas de décision importante qui sera prise en 2019.

 

Les risques pour la N-VA

Et parmi les grandes interrogations qui subsistent, il y a la question de la NVA. Comment se positionnera-t-elle face à ses anciens alliés ? Pour Christophe De Caevel, journaliste du Trends-Tendances, en rejetant aussi violemment le pacte de l'ONU sur la migration, la N-VA a pris le pari de rallier les électeurs du Vlaams Belang à sa cause, mais non sans conséquences. D'abord, l'Open VLD et le CD&V risquent de tourner le dos au parti de Bart De Wever. " En 2014, la N-VA a vraiment siphonné l'électorat classe moyenne-patronat flamand. Je crois que les deux autres partis ont une fenêtre d'opportunités pour récupérer cet électorat-là en disant 'Les partis responsables, c'est nous !' " Et Philippe Walkowiak, journaliste politique RTBF, ajoute : "Effectivement, à force de voir la N-VA courir derrière l'électorat qui est retourné au Vlaams Belang, elle risque de perdre l'électorat un peu plus centriste." C'est donc un pari risqué que prend la N-VA.

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