L'eurodéputée Cécile Kyenge: "Je reçois toujours des menaces racistes, et je vis chaque jour entourée de garde du corps"

Une double actualité a amèné ce jeudi le racisme au centre du débat. La colère de la présentatrice météo Cécile Djunga, et un reportage de la VRT sur le mouvement de jeunes militants d'extrême droite "Schild en Vrienden".

Dans Soir Première, deux intervenants sont invités à s’exprimer sur la question : Patrick Charlier, le directeur de l’Unia, le centre pour l’égalité des chances, ainsi que Cécile Kyenge, députée européenne et ancienne ministre du gouvernement italien.

Le témoignage de cette dernière est interpellant : depuis sa médiatisation due à son activité politique, elle n’a jamais cessé de recevoir messages, insultes, et menaces racistes.

Je vis chaque jour accompagné de gardes du corps

"Le racisme a débuté il y a longtemps, pour moi, et par des responsables politiques qui s'opposaient à ce que quelque'un de différent n'accède à un poste à responsabilité. On ne m'attaquait pas sur mes compétences, mais sur ma couleur de peau. Aujourd’hui encore je vis chaque jour accompagné de gardes du corps. Et c’est incroyable mais c’est comme ça !".

"Quand j'ai vu la vidéo de Cécile Djunga, je me suis dit le racisme progresse chaque jour un peu plus, le gens se sentent maintenant libre de pouvoir le dire et le problème est qu'on ne reconnaît pas qu'il existe un racisme anti-noir. Cécile a bien ajouté dans sa vidéo que cela fait au moins un an que cela dure".

"Ce n'est pas de la seule responsabilité de Cécile Djunga, mais aussi de l'institution où Cécile travaille. Moi qui ai vécu cela, j'ai dû prendre des avocats à mes frais. Il serait normal que les institutions financent les avocats de ses employés lorsqu'il y a du racisme envers eux".

Réseau social, réseau de haine

"Vous devriez voir mes réseaux sociaux, c'est comme si on voulait m’empêcher de travailler. On ne m’attaque jamais sur mes compétences, mais sur le fait que je suis noire ou que je suis une femme".

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