Euthanasie des mineurs : seulement 2 cas depuis la nouvelle loi

Un an après : la première euthanasie de mineur
Un an après : la première euthanasie de mineur - © ERIC CABANIS - AFP

La Belgique est le seul pays au monde à autoriser l'euthanasie pour les mineurs sans limite d'âge. Pour l'obtenir, le mineur doit être doté de sa capacité de discernement, en faire la demande et obtenir l'accord de ses parents. Depuis, l'instauration de la loi, deux enfants ont eu recours à l'euthanasie. Un jeune Flamand de 17 ans en phase terminale et un enfant wallon plus jeune, mais dont la commission euthanasie préfère taire l'âge.

Jacqueline Herremans, présidente de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) et membre de la commission de contrôle et de suivi de l'euthanasie, estime que l'absence de notion d'âge dans la loi est très importante. Comment définir le bon seuil d'âge se demande-t-elle ? Selon elle, la notion de discernement est préférable. 

La loi concernant les mineurs a également exclu la notion de douleur psychique. La loi ne vise donc que les douleurs physiques des enfants qui n'ont plus d'avenir, dont la mort est proche. 

Une loi inutile ? 

Lors des débats, plusieurs praticiens s'étaient opposés à cette ouverture de l'euthanasie aux mineurs. Pour eux, cet élargissement était inutile car la demande était extrêmement rare. Au sein de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, une autre philosophie prévaut. Jacqueline Herremans rappelle que, souvent, la possibilité de faire une demande constitue déjà en soi un élément rassurant pour le malade. "Évoquer cette possibilité, en parler, apaise la personne, lui permet d'avoir une plus grande sérénité. Cela lui permet aussi de se dire que si cela devient réellement insupportable, il y a cette porte de sortie" explique-t-elle. 

Réécoutez la séquence "Un an après" de Soir Première qui revient sur cette première euthanasie de mineur.

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