Après 20 ans, faut-il revoir la loi Renault ?

Après 20 ans, faut-il revoir la loi Renault ?
Après 20 ans, faut-il revoir la loi Renault ? - © Tous droits réservés

Son élaboration remonte à 1997. En février de cette année-là, l’usine de Renault Vilvoorde ferme ses portes, sans en avoir averti ses employés. Le scandale est tel qu’un an plus tard, une nouvelle loi encadre l'information préalable aux travailleurs ou à leurs représentants en cas de licenciement collectif. Aujourd’hui, 20 ans plus tard, les syndicats et le patronat voudraient y apporter des changements. Oui, mais pas les mêmes.

Dans Soir Première, Pierre-Yves Meugens a reçu Valérie Jadoul, du centre d’étude de la FGTB, ainsi que Marc Lambotte, CEO d’Agoria, la fédération des industries technologiques. Du côté de la FGTB, il est clair que sur le terrain, la loi Renault n’apporte pas, ou plus, les effets escomptés :

"Elle a le mérite de cadrer les procédures, mais il faut l’améliorer. Car trop souvent, la décision est déjà prise quand il faut informer de la décision de licencier".

Il y a donc moins de chance de trouver une alternative selon le syndicat, et de sauver des emplois. Quant à Marc Lambotte, c'est la façon de travailler avec les syndicat de manière globale qui est à repense. Car pour lui, la loi Renault est aujourd'hui inutile:

"Cette loi a un avantage, c’est qu’on se parle. Mais pour moi, c’est le seul. Après 20 ans, même si elle été créée dans de bonnes intentions, on doit admettre qu’elle n’a pas sauvé de l’emploi. Elle ne sert à rien. Car une entreprise qui doit faire une restructuration, elle va faire la restructuration. Il faut justement travailler ensemble beaucoup plus en aval, mais pas au moment où c’est trop tard pour entamer les discussions".

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