La revue de presse. Le divorce en trois temps : Belgique, Brexit, Algérie

Le divorce, c'est une danse. Une danse qui se joue en trois temps.

Le premier temps, les tensions.

Avant la séparation, il y a des signes avant-coureurs, des dissensions, des désaccords. On ne se tracasse plus de son conjoint ! Un peu comme la Flandres avec la Wallonie...

Hier, les têtes pensantes du CD&V ont publié une carte blanche dans la presse flamande. Ils y proposent une réforme de l'Etat pour 2024. Réforme qui favorise largement le nord du pays ! Et devinez quoi ? Le conjoint francophone n'a pas été consulté. D'ailleurs, il n'a rien vu venir nous dit "l'Echo" ! Comme toujours, le sud du pays est surpris par son époux nordique et il ne sait pas comment réagir ! Il n'est pas certain de vouloir faire évoluer sa relation, n'est pas certain de vouloir une réforme de l'Etat, et pas certain non plus que le statu quo soit l'idéal. Une incertitude qui risque de coûter cher aux francophones, car comme l'écrit "l'Echo" "à ne rien vouloir, on finit souvent par avoir ce que l'on ne veut pas !". Le journal "Le soir" lui, sait ce qu'il ne veut pas : Un pays divisé. Du coup, il lance un appel au conjoint francophone. Qui pour contrer cette marche vers le séparatisme ? Qui pour contrer ce rêve flamand d'une petite île autonome ? Car le divorce de la Belgique serait dramatique et surtout, il risque de coûter cher aux Wallons et Bruxellois qui, comme l'a prouvé test achat, peinent déjà à finir le mois.

Place au deuxième temps, la séparation.

Et qui dit séparation, dit négociation de divorce. Tu prends l'auto, je prends la maison. Facile à dire, difficile à faire ! Et ce n'est pas la Grande-Bretagne qui dira le contraire. Voilà des mois qu'elle tente de s'accorder avec l'époux européen, et pour le "Standaard", le problème est clair : L'un des deux époux est perdu, Londres est perdu ! La Grande-Bretagne refuse tout, elle n'est jamais d'accord avec les propositions européennes. Et la patience de Bruxelles a des limites. Pour le "Standaard", il est temps que l’Europe se concentre sur son bien-être et surtout ses problèmes très urgents, qu'elle abandonne Londres et ses doutes et qu'elle laisse la Grande-Bretagne se décider une bonne fois pour toutes. Et si Londres persiste et refuse le dernier accord ? Tant pis, on se sépare sans deal.

Voilà qui nous amène au troisième temps, la reconstruction.

L'espoir d'un lendemain meilleur, comme en Algérie. Le pays se sépare de Bouteflika et rêve d'une transition pacifique. Il envisage même une nouvelle relation ! Mais il faut être prudent avec cette nouvelle relation dit "Le Figaro". Il faut trouver un bon conjoint, mais qui ? Un nouveau président, élu démocratiquement ? Ou bien l'un des grands barons actifs dans l'ombre du pouvoir, ceux qui pour "Libération" tirent les ficelles depuis plusieurs années. Le quotidien français qui se pose une autre question : Et si la belle algérienne se retrouvait mariée de force à l'armée ? Cette armée si proche du pouvoir de Bouteflika. Pour "Le figaro", il y a même pire : les islamistes qui comme toujours sont en embuscade. L’Algérie a donc bien divorcé de Bouteflika, mais sa reconstruction n'est pas encore assurée. Comme le conclu "Libération", la vigilance du peuple sera au cœur du renouveau algérien.

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