La revue de presse : La Belgique, d'une extrême à l'autre

Depuis le scrutin de dimanche dernier, la Belgique est en effet confrontée à un paysage politique assez particulier. Le Retour de l'extrême droite en Flandre face à l’arrivée de l'extrême gauche, en Wallonie.

D'une extrême à l'autre, doit-on réserver le même traitement aux partis qui occupent ces zones frontalières du paysage politique ? " Pour les politologues, une extrême n'est pas l'autre. Et ils ont raison, dit Le Soir. L'extrême droite considère certains êtres humains comme des peuples inférieurs, à rejeter. Elle fait du racisme son fonds de commerce. L'extrême gauche elle a fait son ennemi d'un modèle économique, le capitalisme. Mais elle ne vise pas à exterminer ceux qui le pratique. L'extrême gauche a déjà été l'allié respectable de plusieurs gouvernements, en France, en Belgique, après-guerre. L'extrême droite elle ne défend pas les valeurs démocratiques. Et sa participation au pouvoir ne peut être envisagé. "

L'exemple italien

Parfois, c'est pourtant le cas, comme en Italie. " Là, dit l'Echo, Matteo Salvini a déboulé comme un arlequin diabolique sorti d'une boite. Élu grâce à sa rhétorique mussolinienne, son europhobie et cet appel odieux à ‘nettoyer l'Italie quartier par quartier’. Seul projet politique de cette extrême droite italienne ? Revenir aux nations du XIXiè. " Ce schéma tend à se répéter en Europe. L'Autriche, La Suède, les pays de l'est, l'Allemagne pour partie, et c'est le débat qui occupe une partie de la presse : ces communes en Flandre. Pourrait-on mettre de côté certains aspects les plus nauséeux du programme extrémiste pour n’en observer que les thèses économiques. A ce sujet, l'Italie fournit ces jours-ci, un exemple bien piteux de mise en œuvre du programme économique d'extrême droite. " Budget fantaisiste, qui ne passera pas la rampe européenne, prédit l'Echo. " Mais qui provoquera aussi sans doute, une sanction de l'Union Européen. De quoi renforcer le sentiment europhobe et permettre à la Ligue d'extrême droite  de jouer une fois de plus les martyrs...

Ne pas assimiler les 2 extrêmes ne revient pas non plus à absoudre le PTB. (Le Soir)

" Rien ne permet de dire que le PTB a rompu avec les logiciels du passé, ni les régimes déviants du présent. Le parti donne toujours dans l'ultra-populisme et si le PTB n'est à l'évidence pas racistes, ses positions à l'égard des migrants restent floues. " Pas sûr non plus qu'un PTB à la sauce italienne offrirait une meilleure santé économique à l'Italie. Le Soir ajoute : Briser le cordon sanitaire en Flandre au prétexte que le PTB discuterait coalition ailleurs, ce raisonnement ne tient pas. C'est de la lâcheté et de la malhonnêteté intellectuel. " " En trois jours de temps, note l'Avenir, Molenbeek est redevenu le terrain d'affrontement entre gauche et droite, entre nord et sud, et politique d'intégration. Trois ans après les attentats, cette commune reste donc l'objet d'enjeux nationaux bien plus que communaux. Il n'est pas sûr que cela se fasse au profit de ses habitants. " Quant à l'Europe, elle doit d'urgence trouver des stratégies efficaces pour contrer et endiguer les extrêmes, conclut L’Echo. Dédramatiser - comme hier soir au Sommet européen - cela ne suffira pas.

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