La revue de presse : janvier sous la neige, février en grève

La presse a, ce matin, les yeux tournés vers le ciel. Tout simplement car c’est de là que tombe la neige. 

 

Passage obligé pour vos journaux, les clichés de bataille de boule de neige et autres photos de glissades abondent ce matin, principalement dans la presse néerlandophone. L'Avenir lui, choisit d’éditorialiser sur le sujet. " La neige, c'est doux. C'est élégant. C'est poétique et duveteux. " Mais pourquoi diable en parler dans les médias, se demande le quotidien ? " Voilà une décennie ou deux, cela aurait fait l'objet d'une carte et de quelques considérations météos... Sommes-nous, en réalité, à ce point déconnectés de notre environnement climatique, de notre milieu naturel, qu'il revienne aux médias d'annoncer l'heure d'arrivée de la neige ? Et puis quoi ? Le soleil en été ? " Il y a de cela. Il y a aussi " que nos obligations professionnelles, nos activités commerciales ne peuvent souffrir de retard... La grande déesse de l'économie se doit d'être honorée "just in time" Et elle ne saurait souffrir d'aléatoire et de perturbation... Pas de place pour le flocon dans la belle mécanique de notre société performante. " Regard au ciel, L’Avenir prolonge son constat : " N'est-ce pas aussi parce que nous sommes totalement coupés de notre environnement terrestre que nous le sur-exploitons et que nous le souillons sans vergogne ? Notre aversion à la neige n'est au fond qu'un indicateur de notre éloignement progressif de notre vieille terre mère. "

 

Dans le ciel et même dans les étoiles, L'Echo annonce la signature ce mercredi d’un partenariat belgo-luxembourgeois pour aller exploiter les minerais célestes. Malgré sa petite taille, notre voisin est l'une des rares nations qui disposent déjà d'un cadre légal en la matière. Un caillou, tout de même dans la botte belgo-luxembourgeoise ? Il existe, explique L’Echo, un traité international. Le traité de l'espace qui fixe un principe : l'espace et les corps célestes ne peuvent être approprié par aucun état. Avant de partir récolter des pierres de lune, il faudra changer cela !

Sur terre, le regard syndical

" Patrons et syndicats - dans l'impasse? On le sentait venir " dit la Libre. Très rapidement dit, le Morgen résume les 3 raisons de la colère, ou plus exactement les 3 objectifs déçus des syndicats : " laisser les salaires augmenter. Augmenter le salaire minimum. Définir la notion de pénibilité au travail. " De Tijd en Flandre en vient alors à s'interroger. " Est-il vraiment nécessaire que la normes salariales soient fixé par les autorités? faut-il vraiment régulé cela à un niveau national? Laissons cela à la responsabilité des employeurs et des employés... " Pour la Libre, " tout cela n'est qu'un jeu de dupe. Détourner le regard syndical de la négociation c'est prendre le risque réel de ruiner les efforts réalisés jusqu'ici pour améliorer la compétitivité des entreprises. Et si la précarisation d'une partie de la population est une réalité " pour la libre, " généraliser à ce point ce mal-être des citoyens s'apparente à de la démagogie. " Stratégiquement, ou politiquement, le danger est là. " Cette rupture des négociations risque d'ouvrir la voie à une absence d'accord interprofessionnel. Puisque le Gvt est en affaire courante, il ne pourra trancher à la place des partenaires sociaux. "

Dommage, conclut Het Laatste Nieuws, pour une fois que le Gouvernement n'est pas là pour jeter un œil à l'état des négociations, dommage de manquer l'occasion.

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