La revue de presse : du foot, du courrier et des pralines.

Pas de résultats pour les midterms, dans la presse écrite. Les journaux, contraints de regarder ailleurs, évoquent la grève de Bpost, les résultats de la Ligue des Champions et la vente de Galler à des Qataris. 

Résultat impressionnant

0/4 contre l'AS Monaco, le Club de Bruges a droit au plus beau adjectif de la presse néerlandophone. Magnifique, pour les uns. Historique, pour les autres, mais tout deux en français dans le titre.  Le Soir sort une très jolie plume pour annoncer "le casse du siècle au casino de Monaco." En bref et en parallèle de ce résultat, la presse évoque la mise en garde à vue du président de l'AS Monaco, Dimitri Rybolovlev, milliardaire russe au cœur d'une enquête pour faits de corruption, trafic d'influence actif et passif et complicité de ces faits dans le cadre d'une escroquerie présumée. 

0/4 à la Poste aussi

A partir d'aujourd'hui et pour les jours qui viennent, la poste va connaître une série de mouvement de grève. "Un malaise profond", dit la Libre, qui, en édito, le souligne. "C'est un sérieux signal d'alarme. Un ras le bol généralisé qui dépasse les quelques soupirs syndicaux. D'ici quelques jours, plus rien ne tournera normalement à la poste. Et nos boîtes aux lettres - vides pourront en témoigner !" 

Ce qui se passe? La racine de ce mal? C'est "l'actuel plan de restructuration et surtout, le manque d'effectif" explique La Libre
La poste - pour le dire simplement - recherche désespérément des facteurs. 340, au moins, et tout bien compté entre 500 et 1.000 travailleurs. Aux alentours de la Capitale, la pression sur l'emploi menée par les concurrents est forte. Les livreurs de colis recherchent exactement les mêmes profils que la poste, explique La Libre. "Dès lors, le manque d'effectif explose comme une bombe à fragmentation pour ceux qui restent." La Poste encaisse aussi un mauvais score. Puisqu'au manque d'effectif, (0/1) s'ajoute des salaires pas franchement attractif (0/2), la promesse du patron de BPost de maintenir le niveau de dividende pour les actionnaires (0/3), et, à terme, l'inéluctable réduction du volume de courrier ( 0/4). Score finale. La lueur d'espoir. La seule que la Libre Belgique identifie, c'est que la concertation sociale reste, à ce jour, ouverte et constructive. 

 

Ciel, mes fleurons !

L'Avenir dresse la liste des entreprises belges rachetées par l'étranger. "Godiva, vendu à un groupe turc. Côte d'Or à Suchard. 
Le cidre Stassen, et l'Alken Maes à Heineken. L'eau de Chaudfontaine à Coca. Le fromage de Maredsous à Bel. Le sucre de Tirlemont à Südzucker. Lutosa à Mc Cain. Quick au groupe Bertrand. Il n'y a pas de raison que le secteur alimentaire ne soit pas livré aux mêmes règles que le reste de l'industrie. Le petit poisson se fait manger par le moyen qui, à son tour, est avalé par le gros.
" Peu importe que le poisson en question fasse des pralines ou de la bière... Il en va finalement de la taille des entreprises comme de celle du pays. Si l'aquarium est trop petit, nos poissons ne parviennent jamais à atteindre une taille suffisante pour exister ou résister solidement à l'internationale. Le Soir nourrit d'ailleurs à ce sujet quelques regrets pour l'ancrage wallon. 
Ce n'est pas tellement la nostalgie des fleurons qui passent, mais plutôt très concrètement l'absence de remplaçants.Car, à défaut d'entreprise locale, la région tente alors d'attirer des sociétés étrangères. Exemple, depuis que les Américains de Caterpillar sont parti, la Wallonie rêve aux chinois de Thunder Power, explique l'Avenir. "Peut-être serait-il plus sain, plus durable, aussi, de favoriser l'ancrage wallon des entreprises? Où les entreprises wallonnes peuvent-elles encore se financer SINON auprès d'investisseurs étrangers?" ajoute encore Le Soir. La question est loin d'être neuve. Et non, affirme le quotidien, pareil interrogation n'est pas que nationalisme d'un autre âge. Plus simplement, elle résulte d'une incontournable vérité, "c'est l'actionnaire qui décide s'il veut croître et développer son entreprise... Surtout, il décide s'il veut continuer à le faire ici, ou ailleurs..."

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