La revue de presse : comment faire atterrir le Brexit en marche arrière?

La revue de presse : comment faire atterir le Brexit en marche arrière?
La revue de presse : comment faire atterir le Brexit en marche arrière? - © Tous droits réservés

Après avoir obtenu le soutien de son gouvernement, Theresa May semble plus isolée que jamais. La première ministre britannique doit affronter un nouveau défi : parvenir à faire atterrir le Brexit. 

Problème? Theresa May devra opérer la manœuvre quasiment seule. Elle dispose bien d'un atout, estime ce matin de Standaard. Un atout de taille. Face à tout ce qui se produit, au bourbier sans nom dans lequel s'enfonce son pays, de Standaard estime qu'"il n'y a pas d'alternative réelle à sa proposition d'accord." Bien sûr, enchaîne Le Monde, ce deal est la version négative d'un accord win-win.  La formule est du président du conseil européen Donald Tusk qui a évoqué un accord "perdant-perdant." Mais Le Monde ajoute :"Londres n'obtiendra pas de meilleurs accords. C'est donc le meilleur accord perdant-perdant possible." Le New York Times en opinion met en avant ce que chacun pouvait pressentir : "le deal est là. Le chaos aussi." Et autant l'écrire comme le quotidien : "le vrai chaos commence." C'est que - explique le quotidien - d'un côté, ceux qui voulaient le Brexit ne veulent pas de l'accord négocié. Et de l'autre, ceux qui ne voulaient pas le Brexit, ne veulent pas plus de ce texte. Le Parlement britannique sera-t-il assez fou pour laisser passer l'occasion? Pour laisser le no-deal se produire? "Le risque est réel, la possibilité terrifiante que cela se produise simplement parce que c'est la seule option qui reste." La Libre ramasse son opinion en un titre : "Le Royaume Uni a perdu le contrôle !" Il voulait reprendre en main son destin. S'affranchir des règles européennes. Voilà que ce pays jadis si pragmatique a accouché d'un véritable monstre. "Le paysage politique est plus atomisé que jamais. La population traversée de fracture qui mettront des années à se résorber. Le Royaume Uni, conclut la Libre, a perdu le contrôle de lui-même, en créant un problème qui ne se posait pas !" 

Voie sans issue

L'Echo tente dans toute cette affaire de trouver un point positif. "Si, un jour, Michel Barnier (pour l'Europe) les Etats membres (pour leur compte) peuvent se retourner sur ces heures graves et parler de victoire, ce sera pour saluer l'unité dont a fait preuve ici l'Union Européenne. Theresa May, elle, ne peut qu'espérer que le compromis passe la rampe. Mais elle ne pourra pas parler de victoire. Tout au plus, pourra-t-elle se satisfaire d'avoir rempli sa mission. Elle aura fait reculer son pays avec dignité" conclut L'Echo. Au Royaume Uni, certains quotidiens soutiennent la première ministre. Le Daily Mail, par exemple, s'en prend vertement aux ministres démissionnaires : "des saboteurs qui ne cherchent qu'à torpiller la PM (Theresa May), leur parti, le Brexit et le futur du pays." Nombreux sont aussi les titres qui constate l'impasse. Et ceux qui tentent d'envisager la suite. Le Financial Times résume les possibles à trois scénarios. Le no-deal - et la catastrophe économique qu'il représente. La reprise des négociations - on sait que l'Europe ne souhaite pas recommencer tout depuis le début. Et enfin, dernière hypothèse, un nouveau référendum. Dans ce cas, écrit le Financial Times, Il faudra alors réfléchir à 2 fois à la question posée aux Britanniques. C'est une des leçons que l'on peut déjà tirer de tout ce marasme : "mieux vaut éviter de proposer un choix impossible par référendum."  
    
     

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