La revue de presse : au-delà des symboles, l'avenir

La revue de presse : au delà des symboles, l'avenir
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Aux yeux de la presse, les commémorations autour du 11 novembre ont porté bien plus que l'habituel exercice de mémoire. Pour les commentateurs, c'est la géopolitique actuelle qui se lisait ces jours à Paris. 

Que faut-il comprendre lorsqu'un président russe, Vladimir Poutine, arrive en retard, la faute à un atterrissage tardif ? Que faut-il comprendre lorsqu'un président américain, Donald Trump, affiche une moue boudeuse et un regard vide, sinon son indifférence totale ? Que retenir de ces 80 dirigeants côte à côte, réunis sous l'Arc de Triomphe ? L'Histoire y verra-t-elle le symbole d'une paix durable entre les nations, ou n'était-ce que le dernier moment d'unité avant que le monde ne sombre dans un nouveau désordre ? 

C'est le président français, lui-même, qui a eu cette dernière réflexion. Le Monde le souligne. Le Soir le constate. Plusieurs dirigeants l'ont répété. "Emmanuel Macron l'avait déjà évoqué un peu plus tôt : "Ces démons anciens resurgissent. L'histoire menace de reprendre son cours tragique". Angela Merkel, la chancelière aussi : "Le projet de paix était menacé par un nationalisme à œillère".
"Antonio Guterres ( pour les nations unies ) fut tout aussi clair lorsqu'il traça le parallèle entre les temps présents et les années 30 menant à la seconde guerre mondiale. Ce dimanche à Paris
, ajoute Le Soir, il y avait quelque chose de salutaire à souligner ce risque mais également quelque chose d'hallucinant - d'effroyable - à entendre, à voir ces chefs d'Etats en appeler aux morts centenaires pour réveiller les consciences des vivants. Mettre en garde les patrons du monde contre la possibilité d'une guerre. Le tout, en direct télé." 

De l'espoir ?

Le cri d'alarme, ou d'alerte, lancé par le président Macron et la chancelière Merkel doit être bien compris. "Il ne tient qu'à NOUS...", ont répété en substance les dirigeants. Mais Le Soir s'interroge "qui se retrouve encore derrière ce nousprononcé par les franco-allemands ? Trump ? Poutine ? "Orban, absent, poursuit la Libre, tout comme Salvini ? Si l'histoire menace de reprendre son cours tragique, c'est bien parce que des dirigeants font le choix du repli, de l'obscurantisme. Du nationalisme. Les éléments qui ont conduit au suicide collectif de 14/18 reviennent", constate aussi la libre. Pour le Figaro, les périls - s'ils sont nombreux - "ne sont pas identiques qu'au jour d'alors ; le terrorisme djihadiste ; les déséquilibres que génèrent la pression migratoire ; les manipulations et les déstabilisations rendues possibles par les réseaux et la technologie nouvelles". Voilà pour le quotidien français qui constitue une trame bien différente de celle du siècle dernier. 


"Et si l'Amérique se retire de l'Ordre mondial. Et si elle ne se porte plus garante de notre sécurité. C'est à nous alors, à nous l'Europe d'entrer dans l'âge adulte et d'assurer, d'assumer notre défense. Ce défi. Ce besoin d'unité impose un sursaut qu'à ce jour, ni Paris, ni Berlin, ni Paris et Berlin ne parviennent à initier." Pour autant, reprend la Libre, il nous faut garder l'espoir. "Ici, chez nous, à Bruxelles, autour du Roi, à Mons, à Ypres, comme à Paris, la jeunesse a participé très activement à ces célébrations. Le relais est assuré. Le souvenir vivace. Sans naïveté, il faut croire qu'un monde meilleur est possible. Que nous additionnerons nos espoirs, plutôt que d'opposer nos peurs. Faisons-le sans rancœur. Et sans oubli. Car, conclut le quotidien, la fraternité entre peuple, est avec l'égalité de tous, les seuls combats qui vaillent." 
    
 
    
    
    

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