Peter Praet : "Avant la crise de 2008, les citoyens et les banques étaient trop optimistes"

Peter Praet : avant la crise de 2008, les citoyens et les banques avaient une vision trop optimiste de l'avenir
Peter Praet : avant la crise de 2008, les citoyens et les banques avaient une vision trop optimiste de l'avenir - © RALPH ORLOWSKI - BELGAIMAGE

Est-ce que l'Euro va bien ? Est-ce que l'économie va bien ? Telles sont les questions auxquelles répond Peter Praet, économiste belge et membre du directoire de la Banque Centrale Européenne (BCE). Il dresse un bilan dix ans après la crise économique de 2008. 

Peter Praet est un homme qui se veut prudent. Selon lui, les pays européens sont bel et bien en train de se redresser, mais l'Europe n'est pas encore tout à fait sortie de la crise. Avant la crise, les citoyens étaient trop optimistes sur l'avenir et ont beaucoup emprunté, cela a créé une bulle des crédits explique l'économiste. "Le système financier a été trop généreux avant la crise" remarque-t-il. 

Peter Praet explique la crise de 2008 par un double phénomène. D'une part, la mauvaise réglementation et d'autre part, cet optimisme vis-à-vis de l'avenir. Il estime que la Banque Centrale Européenne a joué un rôle clé pour gérer cette crise bancaire. "La BCE était en première ligne pour prêter de l'argent aux banques et assurer une certaine stabilité" souligne-t-il. "La BCE a permis d'éviter une vraie catastrophe" ajoute-t-il.

Pour Peter Praet, la BCE a surtout joué un rôle qui ne lui était pas destinée. "La Banque Centrale Européenne a compensé l'absence de gouvernance européenne forte" observe-t-il. Aujourd'hui, Peter Praet et les économistes de la BCE plaident pour des banques avec plus de fonds propres et moins de prises de risques, mais avant tout pour le maintien et l'application des règles adoptées au lendemain de la crise.

 

Retrouvez l'interview de Peter Praet par Eddy Caekelberghs dans Au bout du jour.

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