Le CPAS de Bruxelles veut créer des salles d'étude pour étudiants précarisés

Le nombre d’étudiants qui ont besoin de l’aide du CPAS a augmenté de 73% en cinq ans.
Le nombre d’étudiants qui ont besoin de l’aide du CPAS a augmenté de 73% en cinq ans. - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

Le Centre Public d’Action Sociale de Bruxelles, par la voix de son président veut aller un pas plus loin dans l’aide aux étudiants en situtation précaire. Interrogé par Eddy Caekelberghs dans Au bout du jour, Ahmed El Ktibi veut mettre à leur disposition un certain nombre de lieux, des bâtiments inoccupés, ou paralysés par l’attente de permis de bâtir. "Cela ne couterait pas cher d’équiper ces lieux pour un mois et demi: les nettoyer pendant la période de blocus, y mettre des chaises et des tables et permettre à des étudiants de trouver un endroit où ils peuvent travailler à l’aise."

Cette proposition émane d’un constat : les enfants précarisés et surtout provenant de familles nombreuses, n’ont pas toujours un environnement favorable à une scolarité normale. C’est l’une des raisons qui explique que les familles précarisées ont beaucoup de difficultés à accéder à l’enseignement supérieur. Ahmed El Ktibi affirme : "la majorité des étudiants dans les universités par exemple, est issue de milieux favorisés".

Le nombre d’étudiants qui demandent l’aide du CPAS est de plus en plus important. Il a augmenté de 73% en cinq ans, 2500 élèves de l’enseignement supérieur ont été aidés lors de la dernière année scolaire. "Cela s’explique par l’augmentation de la précarité dans notre région", explique le président du CPAS bruxellois.

Ahmed El Ktibi veut propulser ses étudiants en haut de l’échelle universitaire. Pour cette raison, il envisage la mise sur pieds de salles d’étude. D’autant plus que l’aide du CPAS fait ses preuves selon lui : "Notre taux de réussite atteint les 46% en première année, alors qu’il est de 40% en général. Quelqu’un qui vient d’un milieu précarisé, n’est pas toujours bien préparé pour réussir et donc on essaie de corriger le tir".

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