Jean-Dominique Giuliani: « L’Europe n’est pas condamnée au déclin »

Est-ce que le scrutin européen de ce 26 mai 2019 sera un tournant ? C’est l’une des questions qu’Eddy Caekelberghs a posée à Jean-Dominique Giuliani dans « Au bout du jour ». Jean-Dominique Giuliani est le président de la Fondation Schuman à Paris. Il a publié « La grande bascule. Le XXIe siècle européen ».

« Cela fait tellement d’années qu’on dit que l’Europe est à un tournant qu’il faut rester modeste… ». C’est ainsi que commence Jean-Dominique Giuliani pour répondre à la question. Mais il enchaîne : « Ce qui est sûr, c’est que le monde, lui, connaît une grande bascule. Et l’Europe doit s’y adapter. Nous espérons qu’une ère nouvelle s’ouvre, avec de nouvelles institutions au sein de l’Union européenne. Cela lui permettrait d’être plus offensive dans une mondialisation très bouleversée ».

Aujourd’hui, le poids de l’Union européenne semble en effet se réduire face à d’autres puissances mondiales, comme la Chine, par exemple. Mais pour Jean-Dominique Giuliani, il ne faut pas oublier d’où on vient, et ce que l’on doit à la création de l’Union européenne : « Jamais les pères fondateurs de l’Union n’auraient pu imaginer, au lendemain de la guerre, qu’on puisse se redresser ainsi et devenir la première puissance commerciale. Nous sommes aussi la première puissance économique en additionnant les PIB des États membres. Donc jusqu’ici, l’intégration européenne a réussi ».

« Nous ne sommes pas condamnés au déclin ». C’est donc ce que l’auteur essaye de démontrer dans son ouvrage 'La grande bascule'. Pour lui, l’Europe a des atouts, mais doit les utiliser d’une manière nouvelle.

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