Louis Michel : "La Belgique fait tout pour qu'il n'y ait pas de Grexit"

L'eurodéputé libéral Louis Michel
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L'eurodéputé libéral Louis Michel - © Archive RTBF

Pour l’eurodéputé Louis Michel (MR), les mesures exigées par les chefs d’État de l’Eurogroupe ne constituent pas une mise sous tutelle de la Grèce : "Ce sont simplement des garanties que l’on demande aux autorités grecques pour qu’elles réalisent les promesses qu’elles ont faites. On ne traite pas la Grèce différemment que les autres pays".

Le fonds de 50 milliards d’euros alimenté par des actifs publics grecs qui serait créé et basé au Luxembourg, "c’est une réserve qui servirait à garantir de manière partielle le remboursement de la dette. Je rappelle qu’on a déjà sorti 320 milliards d’euros pour la Grèce. Ce serait injuste de dire que la Grèce est maltraitée par l’Union européenne" poursuit Louis Michel.

"L'incantatoire et le discours"

Pour l’eurodéputé, il faut demander à la Grèce des "garanties plus fortes parce que jusqu’ici il faut biendire qu’on est resté dans l’incantatoire et dans le discours. Mais on ne voit absolument rien comme mesure concrète du côté grec".

"La Belgique se bat à fond pour qu’il y ait un accord. La position belge est de tout faire pour qu’il n’y ait pas de Grexit, ni temporaire, ni autre. Cette proposition de 5 ans est ridicule. Je ne suis pas un technicien mais personne ne peut croire à la faisabilité d'un scénario comme celui-là. Ou bien ils sortent, ou bien ils restent. Sortir pendant 5 ans et revenir après, c'est ridicule", explique Louis Michel, qui ajoute: "Le rôle de la Belgique est d’essayer de rapprocher les points de vue pour qu’il y ait un accord, pour que la zone euro ne soit pas divisée, et que l’on sauve l’idée d’Europe".

L'eurodéputé du MR a démenti toute divergence entre le Premier ministre et le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt (N-VA), que certains observateurs jugent plus proche de la position allemande. "Je n'ai pas le sentiment qu'il y ait la moindre nuance entre eux. Mais certaines évidences doivent être rappelées à nos amis grecs et que le ministre des Finances fasse cela, c'est dans son rôle", a ajouté Louis Michel.

A ses yeux, la Belgique n'est d'ailleurs pas plus proche de la France ou de l'Allemagne. "La Belgique n'est pas pour la France ou pour l'Allemagne. Ce n'est pas comme ça qu'on se profile quand on est Belge", a-t-il dit.

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