Le Parlement grec a voté la nuit passée en faveur de l'accord des créanciers

C'était une étape préalable à la mise en œuvre de toutes les réformes demandées par les dirigeants européens en échange d’un nouveau plan d’aide : le vote au parlement grec a même eu lieu avec un léger retard, une heure après l’échéance fixée à minuit par le FMI et l’Union européenne.

Le vote a été assez large tout de même : 229 voix pour, 64 contre (et 6 abstentions). Mais cette majorité, le Premier ministre Alexis Tsipras la doit en fait à ses partenaire de la droite souverainiste de l’ANEL et surtout, à son opposition. Car au sein même de son parti Syriza, certains députés lui ont fait défaut. Parmi eux, l'ex-ministre des finances, Yanis Varoufakis, et la présidente du Parlement, Zoé Konstantopoulou.

Hausses de TVA, mesures sur les retraites, adoption d'une règle d'or budgétaire, ces réformes ont suscité un vif débat dans l’hémicycle, qualifié de "génocide social" par la gauche du parti, tandis qu’Alexis Tsipras, lui-même, avouait lui-même ne pas croire à ces mesures.

C’est encore à l’extérieur du Parlement, au même moment, que la tension était la plus forte. Des échauffourées ont éclaté dans le centre d’Athènes entre plusieurs dizaines de jeunes gens casqués et masqués, et la police.

Le Premier ministre grec doit désormais mener des réformes d'austérité à l'opposé du programme pour lequel il a été élu.

Le soulagement de la zone euro

Apprenant l'issue de ce vote, la Commission européenne a estimé que la Grèce a rempli "de manière satisfaisante" les exigences de la zone euro pour lancer des négociations sur un nouveau plan d'aide.

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