L'Eurogroupe discute de l'aide transitoire à la Grèce... sans tomber d'accord

Les ministres des Finances de la zone euro n'ont pas pu formuler de solution pour un financement relais afin qu'Athènes puisse faire face à très court terme à ses engagements, chiffrés à 12 milliards d'euros cet été, en attendant son troisième plan de sauvetage. Une telle solution s'avère "très complexe", selon le président de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem.

L'Eurogroupe, à l'issue d'une réunion de 2h30 lundi après-midi, a choisi de laisser le soin à des équipes techniques d'évaluer comment élaborer un "pont" financier d'ici au déblocage d'un troisième programme d'aide que les 19 membres de la zone euro sont prêts à négocier sous de sévères conditions.

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a évoqué la complexité d'une telle solution tant sur le plan financier, technique, légal et politique. "Nous n'avons pas encore trouvé la clé à sujet." Dès lors, c'est au niveau de groupe de travail ad hoc que seront explorées les possibilités dès ce soir, ainsi que demain avec les adjoints des ministres. Cette question devrait encore être abordée lors d'une prochaine conférence téléphonique entre les grands argentiers mercredi.

La nécessité d'un financement relais est d'autant plus pressante qu'élaborer un troisième plan d'aide (de 82 à 86 milliards sur trois ans) et "complètement nouveau" devrait "prendre plutôt quatre semaines que deux", a affirmé Jeroen Dijsselbloem.

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